Il y a quatre ans, avec sa compagne Michèle Renaut, Marcel Landry avait eu l’idée de décorer un poteau, près de chez lui.
Il y a quatre ans, avec sa compagne Michèle Renaut, Marcel Landry avait eu l’idée de décorer un poteau, près de chez lui.

Marcel Landry, pilier de la vie communautaire de Saint-Roch, n’est plus

Un ancien pilier de la vie communautaire du quartier Saint-Roch, Marcel Landry, a rendu l’âme le 18 juin, à l’âge de 86 ans, à la suite de complications liées à la maladie d’Alzheimer. Il laisse le souvenir d’un homme attachant, à l’engagement inébranlable, qui aimait mettre de la beauté et de l’émerveillement dans la vie des citoyens.

«Il habitait le coeur de la ville et il se souciait de ce coeur. C’était quelqu’un d’extrêmement dynamique, de très chaleureux, avec sa belle voix de basse», témoigne l’historien Jean Provencher, qui l’a bien connu, notamment comme président du comité de citoyens de Saint-Roch et membre du conseil d’administration de la station CKRL.

Dans les années 80, le sociologue de formation s’était fait connaître pour avoir contribué à la naissance de ce qui a été surnommé l’Îlot Fleurie, en compagnie de son ami, Louis Fortier, décédé il y a 20 ans. Laissé à l’abandon à l’époque, l’endroit, occupé aujourd’hui par le parc Jean-Paul-L’Allier, avait accueilli des fleurs, des plantes et de sculptures pour le plus grand plaisir des passants.

Résident de la rue Arago, le disparu continuait récemment à embellir son quartier. Il y a quatre ans, avec sa compagne Michèle Renaut, il avait eu l’idée de décorer un poteau, près de chez lui, «de brindilles, de fleurs, de lumières et d’amour», comme l’avait relaté dans un reportage l’ex-collègue du Soleil Alexandra Perron.

Devenu un personnage en soi dans le secteur, le poteau était orné différemment selon les fêtes du calendrier : Noël, l’Halloween, Pâques, la Saint-Valentin, la Saint-Patrick… M. Landry avait même rendu hommage à la France, le 14 juillet, en y installant des géraniums et des rubans bleu blanc rouge. Par effet d’entraînement, d’autres poteaux s’étaient mis à fleurir dans le quartier.

«Impossible de tout dire de la vie très riche de Marcel, a écrit Jean Provencher sur son blogue Les quatre saisons. Chose certaine, il était l’homme de l’engagement social. […] Rien ne ralentissait Marcel, dévoué et tenace. À Québec, il nous fut fort précieux.»