Le Réseau électrique métropolitain (REM), d'une longueur de 67 kilomètres, vise à relier le centre-ville de Montréal, la Rive-Sud, l'Ouest-de-l'Île, la Rive-Nord et l'Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau par la mise en service d'un système léger sur rail (SLR) automatisé et électrique.

Manon Massé veut que le projet de RÉM soit «mis de côté»

La députée solidaire Manon Massé réclame que le projet de train électrique montréalais soit «mis de côté», se faisant l'écho du rapport peu reluisant dévoilé vendredi par le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE).
En entrevue avec La Presse canadienne, samedi, la porte-parole de Québec solidaire a maintenu que le projet de Réseau électrique métropolitain (REM) ne répond pas aux besoins de la population, favorise l'étalement urbain et ne s'inscrit pas dans une perspective de développement durable.
Le BAPE a jugé «prématuré» d'y donner le feu vert en raison d'un manque d'information sur son impact financier et écologique, entre autres.
En marge du sommet de Davos, vendredi, le premier ministre Philippe Couillard a assuré que la Caisse de dépôt et placement du Québec ira de l'avant dans les échéanciers prévus.
Le REM consisterait en un réseau intégré de transport collectif de 67  km. Il vise à relier à la fois le centre-ville de Montréal, la Rive-Sud, l'Ouest-de-l'Île, la Rive-Nord et l'aéroport par la mise en service d'un système léger sur rail (SLR) entièrement automatisé et électrique.
«Complètement illogique»
Manon Massé se montre critique envers ce tracé, de même que l'emplacement d'une future station dans des terres agricoles.
«Pour aller prendre le REM, on va être obligés de prendre notre voiture, a-t-elle dénoncé. C'est complètement illogique.»
«La démonstration ne nous a pas été faite que ce projet-là répond aux besoins des citoyens en matière de déplacement en transport collectif», a-t-elle martelé.
Québec solidaire évoque également un risque de corruption et réclame la divulgation des données financières et de la convention d'actionnaires.