Des femmes comme Marie-Michelle Lacoste, maintenant Warda Naili après sa conversation à l'Islam, s'estiment stigmatisées par le projet de loi 62.

Manif contre le racisme et le projet de loi 62 à Montréal

Des manifestants sont attendus au centre-ville de Montréal, dimanche après-midi, pour dénoncer l'extrême-droite, le racisme et la loi sur la neutralité religieuse du gouvernement québécois, qui force les femmes voilées au visage de se découvrir pour recevoir des services publics.

La grande manifestation est appuyée par de nombreuses organisations, dont des associations étudiantes, ainsi que des syndicats de professeurs et d'étudiants

La section montréalaise de Black Lives Matters, l'Association des juristes progressistes et l'Association des Musulmans et des Arabes pour la laïcité au Québec ont également signé un manifeste en vue de cette marche.

Dans ce texte, les organisateurs se désolent de la «montée de l'extrême-droite» qui selon eux a été «galvanisée» par la proposition de Charte des valeurs du Parti québécois et l'élection de Donald Trump aux États-Unis.

Ils croient que depuis les attentats dans la mosquée de Québec, les discours haineux ont été banalisés dans l'espace public.

Des groupes de féministes, dont la Fédération des femmes du Québec (FFQ) se joindront également à la manifestation pour contester la loi sur la neutralité religieuse du gouvernement québécois, qui selon elles, isole les femmes musulmanes.

«La loi vise un groupe des femmes en les stigmatisant, en les excluant des espaces publics; on pense que c'est nécessaire de la dénoncer», a souligné en entrevue téléphonique Marlihan Lopez, co-vice-présidente de la FFQ.

Mme Lopez rejette les arguments du gouvernement libéral qui martèle que cette mesure a été adoptée pour des raisons de sécurité et afin de faciliter la communication.

«C'est un argument fallacieux. Il n'y a jamais eu d'incident en termes de sécurité», a-t-elle soutenu.

Mme Lopez ajoute que cette loi «n'a rien de neutre» puisque selon elle, elle vise seulement un groupe de femmes.

«Ce sont des femmes qui sont hyper visibles en ce moment parce qu'on en parle. C'est un groupe très minoritaire et ça les laisse beaucoup plus vulnérables à des actes haineux», a-t-elle conclu.

La députée de Québec solidaire, Manon Massé, a fait savoir vendredi qu'elle participerait à la marche.