Le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon
Le ministre de l'Économie, Pierre Fitzgibbon

Malgré une aide de 2,5 G $, «on ne pourra pas sauver toutes les entreprises»

Le gouvernement Legault décaisse 2,5 milliards $ pour aider les entreprises à traverser la crise du coronavirus. «Mais s’il en faut plus, on en aura plus», assure le ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon.

Malgré les milliards de dollars promis par le gouvernement provincial, au lendemain d’une annonce similaire de la part du fédéral, le premier ministre François Legault reste lucide.

«J’aime mieux le dire, on ne pourra pas sauver toutes les entreprises. On va essayer de faire le maximum qu’on est capable de faire, avec des marges de manoeuvre qui, heureusement, sont importantes. Mais on ne pourra pas sauver toutes les entreprises», a constaté M. Legault, jeudi après-midi, lors de son deuxième point de presse de la journée, cette fois en compagnie des ministres de l’Économie, Pierre Fitzgibbon, et des Finances, Eric Girard.

«On va offrir des prêts et des garanties de prêts d’un minimum de 50 000 $ à des taux très avantageux pour soutenir le fonds de roulement des entreprises de tous les secteurs d’activité», a expliqué M. Fitzgibbon, ajoutant que déjà 600 demandes ont été faites auprès d’Investissement Québec.

Le Québec compte 250 000 petites et moyennes entreprises.

Les trois politiciens ont uni leurs voix pour demander aux Québécois de privilégier l’achat local, plus que jamais.

«Je sais que je demande beaucoup de choses aux Québécois, mais j’ai une autre chose à demander aux Québécois. S’il vous plaît, dans les prochaines semaines, les prochains mois, c’est plus important que jamais d’acheter des produits qui sont faits au Québec. Ça inclut les achats en ligne. Plus que jamais, il faut être capable de venir encourager les entreprises québécoises. C’est primordial. Si on veut se donner des chances que le maximum de nos entreprises passe au travers, c’est important d’acheter chez nous», a prié M. Legault.

Le premier ministre a bon espoir de garder les chantiers de construction ouverts, après révision des lieux de repas et de lavage des mains. Quant aux entreprises et commerces non essentiels toujours ouverts, le premier ministre Legault s’en remet à la Santé publique et son directeur, le Dr Horacio Arruda.

«Il faut comprendre que l’économie doit continuer. Nous aurons encore besoin de services et de biens dans les prochaines semaines, les prochains mois. Et les gens doivent avoir de l’argent. Le montant total que [le gouvernement] peut injecter dans l’économie n’est pas illimité», a reconnu M. Legault, lors de son premier point de presse de la journée.

L’économie passera par trois phases : l’hibernation, déjà commencée, la réouverture et la relance, fait valoir le ministre Fitzgibbon, soulignant que le gouvernement participera aux trois.