En juin, le taux d’occupation dans les hôtels du Maine se situait entre 5 % et 20 %... bien en dessous du 80 % en temps normal.
En juin, le taux d’occupation dans les hôtels du Maine se situait entre 5 % et 20 %... bien en dessous du 80 % en temps normal.

Maine: le fragile retour des touristes québécois

Qui n’a jamais séjourné au moins une fois dans le Maine? Les plages à perte de vue d’Old Orchard ou d’Ogunquit font partie des souvenirs de plusieurs Québécois. Mais en temps de pandémie, l’industrie touristique du Maine est tout aussi incertaine que celle du Québec.

«C’est une saison touristique extrêmement difficile, lance Tony Cameron, le directeur général de l’Association de tourisme du Maine. C’est une des situations les plus difficiles que nous ayons jamais rencontrées.»

L’absence de touristes québécois aura certainement «un impact énorme» et «affectera le nombre de visiteurs global», poursuit-il. Aux dernières nouvelles, la frontière canado-américaine ne rouvrira pas avant le 31 juillet. Et si c’était pour se prolonger? «C’est certainement une grande préoccupation. Mais nous attendons à ce que les déplacements redeviennent sécuritaires avant de pouvoir accueillir à nouveau les touristes», dit M. Cameron. En effet, contrairement au Québec, les cas de COVID-19 ont récemment connu un rebond aux États-Unis.

La quarantaine obligatoire mise en place pour les visiteurs d’autres États américains vient pourtant d’être levée pour les États du New Hampshire, de New York, du New Jersey et du Connecticut. Lueur d’espoir? Encore trop tôt pour le dire. «L’accent est mis sur la sécurité. Les entreprises font ce qu’il faut pour que les touristes puissent séjourner en toute sécurité, mais il faut aussi protéger la communauté.»

Certes, il y a quelques touristes, confirme M. Cameron, mais c’est beaucoup plus calme qu’à l’habitude. Les restaurateurs et hôteliers sont d’ailleurs très préoccupés. En juin, le taux d’occupation dans les hôtels se situait entre 5 % et 20 %... bien en dessous du 80 % en temps normal. «On espère que la deuxième moitié de saison sera bonne», conclut-il.