Le bâtiment a une valeur patrimoniale reconnue avec ses murs de briques et ses pierres incrustées de grosses fleurs de lys.
Le bâtiment a une valeur patrimoniale reconnue avec ses murs de briques et ses pierres incrustées de grosses fleurs de lys.

L’Université du Québec à Trois-Rivières déménage 800 étudiants à Fleur-de-Lys

François Bourque
François Bourque
Le Soleil
L’Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR) s’installera à partir du printemps prochain dans les anciens locaux du magasin Sears à Fleur de Lys, en face du boulevard Hamel.

On parle de près de 800 étudiants en sciences psychosociales, qui commençaient à être à l’étroit dans leurs locaux actuels du Collège Stanislas, en haute-ville de Québec.

À terme, l’objectif est d’accueillir plusieurs milliers d’étudiants de l’UQTR et de créer à Fleur de Lys un véritable campus avec une vie étudiante. La logique veut qu’on y retrouve rapidement des résidences étudiantes, un pub, une coop et des espaces de rassemblement.

Dans une version préliminaire du projet, il avait été prévu loger des restaurants et serres d’agriculture dans les anciens locaux de Sears. Il faut voir si ce scénario est maintenu.

L’entente avec l’UQTR force ici le promoteur à remanier le calendrier et le plan général de son projet.

L’arrivée de l’Université du Québec est un premier pas significatif dans la création d’un «pôle du savoir» et d’une nouvelle «image» pour le nouveau quartier que les frères Jonatan et William Trudel veulent développer autour du vieux centre commercial de Vanier.

La ministre de l’Enseignement Supérieur Danielle McCann, vient de donner le feu vert à l’UQTR.

Avant d’autoriser le projet, le ministère avait tenu à s’assurer que l’université aurait les moyens de payer son loyer et ses opérations (1 M $ par an) pendant les 15 ans du nouveau bail, dans l’hypothèse où ses objectifs de croissance ne seraient pas atteints.

On comprend que cette démonstration a finalement été faite, ce qui a permis de débloquer les choses.

Concrètement, l’UQTR va occuper 25 000 pieds carrés au deuxième étage de l’ancien magasin où on retrouve de larges fenêtres en façade.

Le bâtiment a une valeur patrimoniale reconnue avec ses murs de briques et ses pierres incrustées de grosses fleurs de lys. L’enveloppe extérieure sera donc conservée, mais des améliorations visuelles seront apportées, notamment aux entrées.

Le projet est de détacher éventuellement le bâtiment de l’ancien Sears du reste du centre commercial, mais ces travaux viendront plus tard, précise M. Jonatan Trudel.

Le Groupe Trudel Alliance prévoit dévoiler plus tard cet automne les plans détaillés du nouveau quartier.

Outre un «pôle du savoir», le promoteur prévoit une offre résidentielle variée dont une résidence pour personnes âges, un pôle de divertissement et d’accueil touristique (hôtel 150-200 chambres), des espaces à bureaux et un environnement commercial remanié.

Des services ou équipements adaptés à la clientèle de l’Institut de réadaptation en Déficience physique (Centre François-Charron), tout juste en face sur le boulevard Hamel, sont aussi envisagés.

Dans tous les cas de figure, le paysage du centre commercial en sera radicalement transformé. On verra disparaître une partie des stationnements de surface et apparaître de nouvelles rues à travers le site, un parc et des espaces publics.

L’UQTR a confirmé en journée jeudi au Journal de Québec qu’elle souhaitait s’installer dans des locaux qui conviendraient davantage à ses besoins. Son porte-parole n’a pas retourné nos appels.

L’UQTR est présente depuis 20 ans à Québec et occupe actuellement des locaux dans l’ancien Collège de Notre-Dame-de-Bellevue, sur le Chemin Ste-Foy.

Outre le campus de Trois-Rivières, l’université a aussi un campus à Drummondville. Québec deviendrait son troisième. Elle a aussi des antennes à Joliette, Longueuil, St-Hyacinthe, Sorel-Tracy,Victoriaville et dans la MRC de la Vallée-du-Haut-Saint-Laurent.