L'aéroport de Québec

L'UMQ s'attaque au prix des billets d'avion en région

Les membres du Comité sur les aéroports régionaux de l'Union des municipalités du Québec entendent demander des allégements fiscaux aux deux paliers majeurs de gouvernement afin de réduire le prix des billets d'avion pour les usagers.
Cette requête sera accompagnée d'une demande de bonification de l'appui financier aux immobilisations, qu'il s'agisse de l'allongement des pistes, d'autres mesures d'entretien physique ou de l'ajout d'instruments au sol.
En moyenne au Canada, 43 % du prix des billets d'avion est constitué de taxes diverses, comparativement à 14 % aux États-Unis, ou trois fois moins.
Le porte-parole du Comité sur les aéroports régionaux, Daniel Côté, maire de Gaspé, affirme qu'un meilleur programme d'immobilisations aéroportuaires pourrait d'emblée contribuer à la réduction du prix des billets, comme les allégements fiscaux.
«Beaucoup de ces taxes sont liées aux aéroports. Nous contribuons indirectement au problème par le biais des droits d'atterrissage et des frais d'améliorations aéroportuaires. Pourquoi facture-t-on? Parce qu'on n'est pas assez financés pour l'entretien des installations. Les aéroports facturent environ la moitié des 43 %. Le reste revient à la TPS et la TVQ, pour 15 %, et les frais allant à Nav Canada», explique M. Côté.
Prendre l'avion aller-retour de Gaspé à Québec en réservant deux jours d'avance coûte environ 1400 $. Un mois d'avance, la facture chute à 700 $.
Les droits d'atterrissage et les frais d'améliorations, ou leurs équivalents, sont appliqués que les aéroports soient municipaux, comme celui de Gaspé, de propriété québécoise, comme à Bonaventure, ou fédéraux.
Deux programmes servent à financer les améliorations physiques aux installations, le Programme d'aide aux infrastructures aéroportuaires (PAIA), d'Ottawa, et le Programme d'aide au transport aérien, de Québec.
«Le PAIA finance des aéroports comme celui de Gaspé, qui ont une desserte aérienne régulière. On aimerait avoir une plus grande marge de manoeuvre. Le PATA, quant à lui, est dégarni depuis 2015, à ma connaissance. On avait demandé 40 millions $ pour le budget québécois de cette semaine et on n'a pas rien vu», précise Daniel Côté.
Autres demandes
Outre les allégements fiscaux et un meilleur soutien à l'entretien, le Comité sur les aéroports régionaux demandera éventuellement une aide aux transporteurs régionaux, dit-il.
«Ça se fait aux États-Unis. La différence, c'est qu'ici, on voit le transport aérien comme un voyage de luxe alors qu'aux États-Unis, c'est vu comme un vecteur de développement», note M. Côté.
L'UMQ sonde les élus pour déterminer les besoins les plus pressants pour les aéroports régionaux. «Le taux de réponse est très fort. On aimerait déposer cette partie du rapport en mai, et la partie sur le prix des billets au cours de l'été. L'objectif, c'est d'avoir des réponses lors du Sommet sur le transport régional en février 2018», conclut Daniel Côté.