Luci Tremblay a passé neuf années au Festival d'été de Québec.
Luci Tremblay a passé neuf années au Festival d'été de Québec.

Luci Tremblay: la passion de faire rayonner Québec

Yves Therrien
Yves Therrien
Le Soleil
En poste depuis peu à Tokyo, après une formation d’un mois pour ses nouvelles fonctions, Luci Tremblay parle de son nouveau travail avec passion, avec la vision de mettre en valeur le Québec au pays du soleil levant.

La passion dont elle fait montre ne l’a pas quittée, peu importe les emplois occupés. D’abord celle du journalisme à Radio-Canada, qui l’a attrapée alors qu’elle était hôtesse dans l’édifice de la station de Québec. «Je voyais la salle des nouvelles et c’est là que je voulais être même si mon parcours pour m’y rendre» n’a pas été une ligne droite, raconte-t-elle lors de son passage récent à Québec.

Après être passée par Montréal, Toronto, elle a passé la majorité de ses 15 ans de journalisme dans la région de Québec.

Puis, une rencontre avec Jean-Paul L’Allier en 2000 lui fait traverser la clôture pour être devant les caméras avec le maire pendant cinq ans. «Je voulais voir autre chose, avoue-t-elle. Je voulais savoir comment ça se passait dans les coulisses pour comprendre comment se prennent les décisions.»

L’expérience a été très formatrice. «J’ai beaucoup appris, continue-t-elle. J’ai appris sur le budget, les négociations entre les élus qui veulent faire avancer un projet dans leur quartier. Et j’ai vécu le Sommet des Amériques en première ligne et la fusion des 13 municipalités» pour former la nouvelle ville de Québec.

Son intérêt pour les relations internationales a été allumé pendant son travail auprès du maire L’Allier lors d’une mission en Amérique du Sud, au Chili et en Argentine. Puisqu’elle parlait l’espagnol, le maire voulait qu’elle l’accompagne. Une autre phase d’apprentissage dans les coulisses des négociations.

Elle aurait pu rester à la Ville, mais un chasseur de têtes lui propose de passer à l’organisme Pôle Chaudière-Appalaches qui deviendra Québec International. «J’avais carte blanche pour faire tout le matériel et diffuser l’image de l’organisation. Et j’ai beaucoup appris en même temps sur différents secteurs industriels». Faire rayonner une organisation et des entreprises dans l’espace public, mettre en valeur la région devenait sa nouvelle motivation et sa passion.

C’est alors qu’on la recrute pour la relance du Palais Montcalm, fermé depuis cinq ans, et qui devient la maison de la musique. C’était une nouvelle image à présenter et à faire rayonner dans la région.

«La plus grande aventure professionnelle»

Arrivent les fêtes du 400e de Québec et Daniel Gélinas qui la recrute. Ce sera pour elle la «plus grande aventure professionnelle». En peu de temps, il fallait faire en sorte que tous les projecteurs soient braqués sur Québec. La réussite fait en sorte que Daniel Gélinas ne veut pas la laisser partir. Elle ira au Festival d’été pour les années suivantes, neuf ans de plaisir et de nouveaux apprentissages, mais toujours sur la voie de faire connaître et rayonner un événement partout où cela s’avérait possible comme directrice des communications.

«En assistant à une table ronde alors que des représentants de festivals américains prenaient la parole, je me disais que nous devrions être là sur la scène pour parler de ce qui se passe à Québec, confie-t-elle. Il fallait faire partie des grands "internationaux". Avec les collègues de la programmation et de l’organisation, tout a été mis en place pour que la notoriété du Festival soit reconnue mondialement.»

Encore là, sa passion la menait à faire rayonner un événement, une ville et la région au-delà des frontières. Sa nomination au Japon semble s’écrire dans la nature des événements, comme une étape dans le même esprit et dans la passion de faire connaître le Québec en Asie.

Elle raconte alors une anecdote à propos d’un concours de desserts au sirop d’érable au Japon. Ce n’était pas tant le fait qu’il s’agissait d’une cinquième ou d’une dixième présentation, mais bien que 200 chefs japonais se soient trituré les méninges pour concocter un plat à base d’érable qui était spectaculaire. 

L’œil de la journaliste est toujours aussi vif et, dit-elle, c’est ce qui lui permettra de voir sous un autre angle les dossiers des relations Québec-Japon.