Le leadership du président du RTC Rémy Normand est contesté par Québec 21.

L’opposition à la Ville de Québec cible le RTC et son président

L’opposition demande au vérificateur général de la Ville de Québec d’enquêter sur des dépenses considérées «hors de contrôle» du Réseau de transport de la Capitale (RTC) et conteste le leadership de son président, Rémy Normand.

Le chef de Québec 21, Jean-François Gosselin, a profité du conseil municipal pour remettre de l’avant la facture des abribus tempérés, dont au moins un a coûté 750 000 $. «Pour 750 000 $, tout le monde ici présent pourrait se construire une maison, y loger toute sa famille, et ça comprendrait le terrain», a martelé le leader de l’opposition. 

Toilettes et midibus

Ce dernier a aussi critiqué la construction d’une salle de toilette pour les chauffeurs du RTC dans le secteur Marly, un investissement de 200 000 $. Enfin, M. Gosselin se demande pourquoi avoir procédé à l’achat de 64 midibus sans procéder d’abord à une étude de besoins. Il interpelle le vérificateur général afin qu’il fasse «la lumière sur ces éléments préoccupants». 

Mais c’est cette ultime question qui a mis le feu aux poudres : «Est-ce que Rémy Normand est bien l’homme de la situation?»

Le maire Régis Labeaume s’est porté à la défense du président du RTC sans hésiter : «Non seulement Rémy Normand est l’homme de la situation, mais un homme extrêmement compétent comme je souhaite au chef de l’opposition de l’être un jour».

En toute fin de conseil, M. Labeaume a réclamé des excuses pour son conseiller municipal. Non sans avoir préalablement exprimé sa crainte que l’opposition «fasse de la politique sale». La demande est demeurée en suspens. 

Le principal intéressé a pour sa part fait valoir que le déplacement des services publics sous les aménagements ciblés a fait augmenter la facture. Rémy Normand a aussi rappelé que les parcours 11 et 19 avaient déjà été ciblés pour accueillir des midibus. 

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SÉCURITÉ ACCRUE À L'HÔTEL DE VILLE

La Ville de Québec investit 200 000 $ pour accroître la sécurité à l’hôtel de ville. Des guérites sont en cours d’installation aux entrées du sous-sol et donnant sur les jardins de l’hôtel de ville pour réserver l’accès aux seuls détenteurs de cartes magnétiques. Des caméras de sécurité seront également ajoutées. Dans la salle du conseil, une barrière légère sera ajoutée entre les élus et les sièges réservés aux citoyens. Pour le maire Régis Labeaume, «c’est le minimum», bien loin des «plans allant jusqu’à la forteresse» qui lui ont été proposés. «Ça fait 10 ans qu’on parle de ça. Tout le monde nous dit que ça n’a pas de bon sens. En bas, n’importe qui peut entrer là. C’est pour les employés, c’est pour tout le monde, un petit minimum de sécurité», a-t-il expliqué. Les visiteurs devront également s’enregistrer à la réception et les élus et les employés iront les chercher au lieu qu’ils se promènent librement sur les étages. 

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DÉLAI DEMANDÉ POUR LE DEUXIÈME VERSEMENT DE TAXES

Jean Rousseau, conseiller municipal du Vieux-Québec, a demandé lundi à l’administration Labeaume de reporter du 1er juin au 1er septembre le deuxième versement des taxes municipales. Le seul élu de Démocratie Québec a rappelé que son parti avait proposé en campagne électorale d’étaler le paiement des taxes sur 12 mois. Équipe Labeaume avait plutôt suggéré une formule en quatre versements à être mise en place pour 2019. «D’ici là, nous demandons au maire que le deuxième versement, au lieu qu’il se fasse le 1er juin, puisse se faire le 1er septembre pour offrir un peu de latitude aux payeurs de taxes», a lancé M. Rousseau aux journalistes. Le maire Labeaume n’a pas répondu sur le coup. Il a plutôt invité son adversaire à déposer sa proposition lors d’un tête-à-tête à venir sur le transport en commun. 

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PLUS POUR LES ORGANISMES CULTURELS

La Ville de Québec indexe de 10 % les subventions remises à 63 organismes culturels reconnus par le programme de soutien au fonctionnement Vitalité culturelle. Six autres — Alan Lake Factory, Collectif Nous sommes ici, Les AmiEs imaginaires, Les chantiers/constructions artistiques, Tempêtes et passions, Tremplin d’actualisation de poésie — s’ajoutent à la liste des bénéficiaires. L’aide financière était gelée depuis 2014. Il avait été convenu lors du colloque Vision Culture 2025 de procéder à une correction. Pour Marc Gourdeau, président du Conseil de la culture, les ententes de financement sur quatre ans ratifiées par la Ville de Québec permettent aux organismes d’établir une planification à moyen et long termes et aussi de garder les prix des billets accessibles au grand public. «Il n’y a personne qui se met millionnaire dans nos organisations», a-t-il mentionné. Le budget de Vitalité culturelle atteindra 2,4 millions $ en 2018.