La région de Québec pourra continuer à accueillir des réfugiés si le pays est ouvert à dépasser son objectif comme l'a avancé le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum.

L'objectif de 225 réfugiés atteint à Québec

Au moment où le Canada a atteint son objectif d'accueillir 25 000 réfugiés syriens, 225 d'entre eux, parrainés par l'État, sont installés dans la région de Québec.
Ce nombre est en phase avec les prévisions annoncées en novembre pour la capitale.
«Toutes nos familles ont été logées rapidement», a indiqué au Soleil Serif Pervanic, intervenant dans l'accueil des réfugiés au Centre multiethnique de Québec. 
Chaque famille a passé une moyenne d'une semaine dans les logements du Centre multiethnique, rue de la Couronne.
L'intervenant se réjouit d'autant plus qu'il s'agit de grandes familles, souvent de «5, 6 ou 7 enfants» qui demandent des logements de taille considérable. «Jusqu'à maintenant, on a eu des bonnes réponses des propriétaires d'ici», a indiqué M. Pervanic.
Les logements ne sont pas concentrés au centre-ville, puisque ces familles ont été installées dans divers quartiers comme Charlesbourg, Sainte-Foy ou encore Lebourgneuf.
Le Centre multiethnique est l'organisme qui accueille les réfugiés pris en charge par l'État.
Une trentaine d'autres Syriens sont parrainés par le privé.
La région de Québec pourra continuer à accueillir des réfugiés si le pays est ouvert à dépasser son objectif comme l'a avancé le ministre de l'Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté, John McCallum.
Lundi, le ministre du cabinet de Justin Trudeau a annoncé que le Canada avait franchi une «étape importante» en accueillant un 25 000e réfugié syrien.
Ces familles ont été sélectionnées dans des camps en Jordanie, au Liban et en Turquie.
En septembre, la Ville de Québec et différents organismes avaient dit être en mesure d'accueillir de 125 à 200 familles, soit de 500 et 800 réfugiés syriens au cours de la prochaine année.
Pas de Valcartier
À l'annonce de l'accueil des réfugiés à l'automne, le recours à la base militaire de Valcartier avait été identifié pour accueillir temporairement des familles syriennes. Serif Pervanic n'ose pas s'avancer officiellement, mais à moins d'un revirement majeur, tout indique que le recours aux installations militaires ne sera pas nécessaire.