«Il y a des histoires pathétiques et dramatiques qui m'ont été racontées, comme celle de M. Morin qui est descendu du troisième avec des draps attachés ensemble et qui se sont rompus à la hauteur du deuxième», rapporte le ministre Réjean Hébert.

L'Isle-Verte: le ministre Hébert rencontre les intervenants psychosociaux

Le ministre de la Santé et des Services sociaux, Réjean Hébert, s'est rendu à L'Isle-Verte ce matin afin de rencontrer les intervenants de première ligne. Il a également visité des rescapés, que ce soit à l'hôpital ou à la Villa des Basques de Trois-Pistoles, où certains d'entre eux ont été déménagés de façon temporaire.
«Il y a des histoires pathétiques et dramatiques qui m'ont été racontées, comme celle de M. Morin qui est descendu du troisième avec des draps attachés ensemble et qui se sont rompus à la hauteur du deuxième, rapporte le Dr Hébert, qui est spécialisé en gériatrie. L'atterrissage n'a pas été de tout repos. Les gens sont choqués par cette tragédie-là, mais ils sont satisfaits des services qu'ils reçoivent. Les familles aussi de ces gens-là sont satisfaites.»
Le ministre a également rencontré les policiers, les pompiers, les personnes responsables de l'identification des corps et les intervenants psychosociaux. «J'ai constaté que tout est en place, que les interventions psychosociales sont faites, souligne Réjean Hébert. Des intervenants vont au-devant de la population. Des équipes de policiers, de pompiers et d'intervenants psychosociaux vont dans les maisons pour détecter les cas problématiques. Il y a des interventions qui sont réalisées et des groupes qui sont rencontrés. Cette tournée-là est importante.»
Une rencontre pour les familles endeuillées qui devait avoir lieu ce soir a été reportée plus tard cette semaine, en raison des mauvaises conditions climatiques.
Le parlementaire n'a pas voulu s'avancer sur les normes entourant les gicleurs dans les résidences pour aînés. «C'est la sécurité publique et la Régie du bâtiment qui s'occupent de la question des gicleurs et des normes en matière de certification des résidences privées, a-t-il rappelé. Il y a déjà des normes: murs coupe-feu, détecteurs de fumée et exercices réguliers d'incendie. Tout ça est en place. On a déjà des normes minimales.» Par ailleurs, le Dr Hébert admet que les expériences de certaines provinces canadiennes peuvent être intéressantes et servir à alimenter la réflexion entourant les normes de sécurité.
La journée du ministre de la Santé se poursuit, en après-midi, avec une rencontre de la Table de concertation des aînés des Basques.