La présidente du conseil d’administration de Lis-moi tout Limoilou, Louise Crête (à gauche), déplorait en novembre la décision de la commission scolaire de la Capitale.

Lis-moi tout Limoilou retrouve son local

«Évincé» par la commission scolaire de la Capitale d’une des classes où il offrait une formation en francisation, l’organisme communautaire Lis-moi tout Limoilou vient de conclure une entente qui lui permettra de poursuivre sa mission auprès d’une clientèle principalement immigrante.

«Le vent a tourné» , se réjouit la présidente du conseil d’administration, Louise Crête. «La commission scolaire respecte notre bail.»  Les bureaux, les chaises, les ordinateurs sont donc de retour dans la pièce qui avait été réquisitionnée il y a quelques semaines. 

Après avoir rénové le local du Centre Saint-Albert de la 4Avenue, la commission scolaire avait décidé de changer la serrure, privant le groupe d’alphabétisation de son lieu d’apprentissage. «On ne comprend vraiment rien, c’est inadmissible, inconcevable que la commission scolaire agisse ainsi», déplorait alors Mme Crête. «On trouve que c’est particulièrement dommage d’affecter cette clientèle qui vient ici pour recevoir des cours pour obtenir des meilleurs outils pour s’exprimer en français, avoir accès à l’écriture, mieux s’intégrer dans la société.» 

Une réunion a cependant permis aux parties d’aplanir leurs différends. Lis-moi tout Limoilou occupera l’ensemble des salles inscrites dans son bail jusqu’à la fin juin. Ensuite, la commission scolaire aménagera un autre espace où les élèves pourront poursuivre leur apprentissage. «Ça nous assure une vision à long terme» , se réjouit Mme Crête. «On va vers l’avenir avec confiance.» 

Contactée par Le Soleil, la commission scolaire de la capitale n’a pas voulu commenter.