L’indépendance passe par la réforme du mode de scrutin, selon Manon Massé [VIDÉO]

La réforme du mode de scrutin promise par la Coalition avenir Québec (CAQ) est l’une des clés pour que le Québec devienne souverain, avance la co-porte-parole solidaire Manon Massé.

Malgré les tourments vécus par le Parti québécois (PQ), qui vient de perdre sa plus jeune députée Catherine Fournier, Mme Massé croit que «les chances sont très élevées» que le Québec devienne indépendant dans un avenir rapproché.

D’abord parce que les jeunes «choisissent largement le véhicule de Québec solidaire (QS), qui ne se cache pas d’être un parti indépendantiste», mais aussi parce la CAQ, le PQ et QS sont d’accord pour réformer le mode de scrutin avant les prochaines élections. Un mode de scrutin proportionnel mixte permettrait à de plus petits partis de percer. 

«Un coup que ça c’est fait, c’est fini le grand navire amiral, c’est fini cette idée qu’il faille se réunir avant d’aller devant l’électorat. Non. On va devant l’électorat avec notre ADN, qui nous sommes réellement. Les gens sont pas pris dans un mode de scrutin d’alternance. Ils votent pour ce qu’ils pensent», exprime Mme Massé. Par la suite, si une majorité de partis indépendantistes sont élus, la souveraineté pourra avoir lieu, croit la solidaire. 

Mme Massé ne tentera donc pas à tout prix de rallier la nouvelle députée indépendante Catherine Fournier à sa formation politique. «J’ai aucun problème à ce qu’il y ait plein d’indépendantistes qui prennent plein de chemins.»

Québec solidaire croit également que de lier la question de l’indépendance à celle de la protection de l’environnement est une avenue porteuse pour l’avenir. «L’indépendance du Québec est nécessaire pour être capable de réaliser la réelle lutte aux changements climatiques», affirme-t-elle. Car le Québec pourrait ainsi devenir indépendant de l’industrie pétrolière et agir avec «tous ses moyens» pour contrer l’urgence climatique. 

Budget vert 

Québec solidaire a présenté jeudi ses attentes pour le budget du Québec, qui sera déposé le 21 mars. Le parti veut que ce budget n’affiche qu’une couleur : le vert, afin de donner «un coup de barre» pour le climat. 

QS réclame trois mesures de «rattrapage» : doubler les investissements en transport en commun au Plan québécois des infrastructures (PQI) afin d’atteindre une égalité avec les investissements routiers (9 milliards $ supplémentaires), réduire de moitié les tarifs de transport collectif partout au Québec (coûts estimés à 435 millions $) et doubler le budget du ministère de l’Environnement (de 175 millions $ à 350 millions $).