C'est le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, qui a lancé le débat en supposant que l'abaissement de la limite de vitesse à 40 km/h dans les rues résidentielles avait pour effet direct de réduire la vitesse des automobilistes.

Limite de 40 km/h à Boischatel

À l'instar de L'Ancienne-Lorette, la municipalité de Boischatel a décidé d'uniformiser la limite de vitesse à 40 km/h sur son territoire, à l'exception des «rues collectrices» Royale, Notre-Dame et des Saphirs, et des zones scolaires.
Dans un communiqué, le maire Yves Germain a fait savoir que cette décision, qui entrait en vigueur lundi, est «une étape de plus d'un vaste processus et, conformément aux recommandations du ministère des Transports, le contrôle routier sera accru dans les mois suivant son implantation».
Étude de circulation
Cette décision fait suite à une étude de circulation qui s'est étendue d'avril à juin 2015 sur les principales rues et intersections de la municipalité de 7500 habitants. Lors d'une consultation publique tenue le 27 octobre, «le contrôle des limites de vitesse par leur uniformisation à 40 km/h a été l'option privilégiée par la majorité des citoyens».
Les rues de Boischatel dont la vitesse est uniformisée sont des artères résidentielles courtes et étroites, ne mesurant pas plus de 10 mètres de largeur, indique-t-on.
En raison de nombreuses plaintes de citoyens, le maire de L'Ancienne-Lorette, Émile Loranger, a fait part récemment de son intention de fixer dès l'automne la limite de vitesse des automobilistes à 40 km/h presque partout sur le territoire de sa municipalité. «Mettre la limite à 40 aura certainement un effet psychologique pour dire aux gens de lever le pied», avait-il expliqué.
Le ministère des Transports ne recommande pas aux municipalités d'abaisser uniformément la limite de vitesse à 40 km/h dans les rues résidentielles sans égard à la configuration des lieux et sans investir dans la sensibilisation et le contrôle policier.