Paul McCartney à Québec en 2008

L'image de Québec a changé grâce à Paul McCartney

L'expert en communications et marketing Luc Dupont est «fasciné» de voir à quel point l'image de Québec a changé. «On est passé du gros village à une ville somme toute dynamique.»
Plus que toute autre chose, il croit que ce sont les événements que la ville a accueillis qui ont forgé cette nouvelle perception. Trône au sommet «le point de bascule» du spectacle de Paul McCartney, d'après l'expert en image, parce que «c'est le moment où les gens de Québec ont recommencé à avoir confiance en eux».
«Ces grands déploiements-là, ça peut sembler de la poudre aux yeux, mais ces grands moments-là d'émotions, même si [en y allant] on n'a pas joué de guitare, qu'on n'a rien gagné, on est retourné à la maison, et on s'est dit “On est capable, tout s'est bien passé et je pense qu'on est bon!”» Un investissement extrêmement rentable en relations publiques, assure M. Dupont.
Traîner des défaites
Alors qu'«on traînait toutes sortes de défaites comme les Nordiques, Québec 84, là, on se surprend à penser grand», et ce sont dorénavant les sceptiques qui doivent argumenter, et non l'inverse, pointe Luc Dupont. «Pour la première fois, on a le sentiment qu'on va peut-être avoir un nouveau colisée, qu'on n'a jamais été aussi proche.»
Ce que Bill Gates est à Microsoft ou Laurent Beaudoin à Bombardier, Régis Labeaume est à Québec lorsqu'il est question de cette nouvelle énergie. «Reconnaissons que le maire de Québec a une visibilité jamais égalée», expose M. Dupont, ajoutant que dans le monde de l'image, le porte-parole a une importance capitale.
Mais tout, ça «n'est pas éternel, parce que ça demande constamment de l'alimenter, comme les premiers instants d'un nouvel amour...» illustre le professeur.
Il faudra aussi s'attarder à l'étiquette de la ville, à son surnom. Parce que «Québec la Vieille Capitale, vieille comme dans “ne l'est plus” et vieille comme dans “pas neuve”, point de vue image, ce n'est pas formidable».
Le «gros village» et la «ville de fonctionnaires» sont autant de termes qu'il faudrait remplacer, selon lui, alors «le défi, c'est qu'il va falloir se trouver un autre surnom»!