Le concepteur et producteur de l’événement, Gilles Maheux, indique qu’il prendra une décision d’ici la fin de la semaine sur la poursuite ou non des activités.
Le concepteur et producteur de l’événement, Gilles Maheux, indique qu’il prendra une décision d’ici la fin de la semaine sur la poursuite ou non des activités.

L'exposition Ludovica plombée par la COVID-19

Normand Provencher
Normand Provencher
Le Soleil
Installée depuis deux ans au centre commercial Fleur de Lys, l’exposition Ludovica s’apprête à plier bagage en raison d’une baisse de fréquentation et du statut «ambigu» de l’entreprise.

Joint par Le Soleil, le concepteur et producteur de l’événement, Gilles Maheux, indique qu’il prendra une décision d’ici la fin de la semaine sur la poursuite ou non des activités. Mais tout indique que son lit est déjà fait, dans la foulée d’une crise sanitaire qui a mis à mal ses finances. Pour le moment, l’exposition est fermée.

«On va voir comment la situation va évoluer, mais je suis pas mal certain à 90 % qu’on va arrêter les activités à Québec», explique M. Maheux, avouant être «dans le néant» au sujet du profil de son entreprise qui a déployé ses œuvres aux quatre coins du monde depuis 10 ans.

Ludovica Miniland regroupe sur 30 000 pieds carrés quelque 3000 miniatures construites à partir de briques de type Mega Construx, de la tour Eiffel à la Sagrada Familia, en passant par le Taj Mahal, la tour de Pise, l’Empire State Building et le château Frontenac. Il s’agit du plus grand parc miniature architectural d’Amérique du Nord.

Étant considéré comme travailleur autonome, le promoteur n’aurait droit à aucune aide gouvernementale. Aussi doit-il se tourner vers le Conseil des arts et des lettres du Québec qui pourrait rembourser aux institutions situées en zone rouge jusqu’à 75 % de revenus de billets vendus lors de la pandémie. Mais encore là, confie-t-il, c’est le flou total.

«On prévoyait un bel automne, on était bien repartis, mais là, il faut rembourser les billets. […] On ne prendra pas de chance. De toute façon, le mal était déjà fait quand le gouvernement a annoncé la fermeture des lieux culturels. Il n’y avait pratiquement plus de monde.»