L’ancien député provincial d’Argenteuil, Yves St-Denis, a été reconnu coupable d’agression sexuelle, jeudi, par la Cour du Québec au palais de justice de Saint-Jérôme.

L’ex-député Yves St-Denis coupable d’agression sexuelle

L’ancien député provincial d’Argenteuil, Yves St-Denis, a été reconnu coupable d’agression sexuelle, jeudi, par la Cour du Québec au palais de justice de Saint-Jérôme. Il a toutefois reçu une absolution conditionnelle et devra faire 50 heures de travaux communautaires.

La juge Michèle Toupin, de la Cour du Québec, s’est ainsi rendue à la suggestion commune des procureurs. De plus, Yves St-Denis ne devra pas communiquer avec la victime, identifiée comme M. B. dans le jugement.

Dans sa décision, la juge Toupin rappelle que les événements s’étaient déroulés à la suite d’une soirée arrosée à laquelle quelques personnes participaient. Après la soirée, plutôt que de rester à coucher chez leurs hôtes, qui leur avaient offert d’y demeurer pour la nuit, M. St-Denis et la victime s’étaient rendus chez la victime. Les versions diffèrent quant aux circonstances de l’invitation.

La juge relate la version de la victime, selon laquelle elle ne souhaitait pas recevoir d’invité, mais avait cédé devant l’insistance de M. St-Denis, en lui disant de dormir sur le canapé. La juge relate que la victime n’avait aucune attirance envers lui et qu’elle a refusé sa proposition de dormir ensemble.

Quelques minutes après son arrivée, après s’être étendu, M. St-Denis ne se serait plus senti à l’aise de rester et serait allé signaler son intention de quitter à la victime, dans sa chambre.

La victime soutient qu’à ce moment, elle s’était réveillée et qu’elle avait dû repousser M. St-Denis qui tentait de l’embrasser.

Lui soutient qu’il s’était assis sur le lit et lui avait fait «la bise sur les deux joues» avant de quitter.

M. St-Denis avait nié toute agression. La juge note toutefois qu’»il ne peut expliquer, si son intention était réellement de se reposer avant de rentrer chez lui, pourquoi il a préféré se rendre chez la plaignante, alors qu’un lit lui était offert» chez leurs hôtes. Elle rapporte qu’il croyait que la victime était intéressée à lui.

Au final, la juge n’a pas cru la version de M. St-Denis. «La version de l’accusé n’est pas crédible et ne soulève pas de doute raisonnable. Ses propos et ses agissements du 25 et 26 mai 2017 viennent plutôt appuyer la version de la plaignante», écrit-elle dans son jugement.