Lévis revoit ses prévisions pour les places en camps de jour

La décision de la Santé publique de permettre les mêmes ratios moniteur-enfants que par les années passées dans les camps de jours a obligé la Ville de Lévis à revoir ses prévisions quant au nombre d’enfants qu’elle pourra accueillir dans ses camps. Et même s’il s’est dit soulagé d’apprendre cette bonne nouvelle, le maire Gilles Lehouiller n’a pas caché qu’il aurait aimé que la décision ait été annoncée plus tôt.

«Nous sommes à deux semaines de l’ouverture des camps de jour», a expliqué le premier magistrat de la ville de Lévis. «Et on a appris la nouvelle mardi. Ça, on le déplore un petit peu. Il est minuit moins une. Mais mieux vaut tard que jamais. Et on va faire avec. Tant mieux si ça permet à plus de parents d’inscrire leurs enfants à un camp de jour. On est heureux, mais a nous donne très peu de temps pour nous virer de bord.

«Avec les directives qui avaient été émises au départ, on était capable de répondre à environ 60 % de la demande qui nous avait été faite. Nous aurions été en mesure de satisfaire les demandes pour 4400 semaines et il restait 3200 semaines en attente. Or on est en train de refaire nos calculs et il est clair qu’à la lumière de la nouvelle directive émise, on va pouvoir essayer de maximiser le nombre de places.»

Avant le changement de la directive concernant le ratio moniteur-enfants, la Ville de Lévis aurait pu répondre aux besoins d’environ 700 enfants par semaine pendant chacune des sept semaines que sont accessibles les camps de jour dont les forfaits sont offerts à la carte. «Des chiffres que nous sommes en train de revoir et qui risquent d’être à la hausse considérant les nouveaux ratios», a indiqué Mme Barbra Tremblay, chef du service du développement social et communautaire.

«Les parents à qui nous nous pourrons offrir des places seront contactés et ce, à partir de la troisième semaine du mois de juin», a ajouté le maire Lehouillier. «Pourquoi la troisième semaine? C’est parce que nous sommes en train de revoir nos paramètres en fonction des nouveaux ratios.»

Souhaitant recruter un minimum de 200 moniteurs, mais en accueillir autour de 250, la Ville de Lévis a annoncé que 214 personnes avaient jusqu’ici avaient postulé pour un poste.

Pas de ciné-parcs à Lévis

Le maire Lehouillier a confirmé que les membres du conseil s’étaient penchés sur la consommation de produits alcoolisés dans ses parcs quand celle-ci accompagnait un pique-nique ou un repas. La Ville étudiera plus en profondeur la question afin de s’assurer de la capacité logistique de la mise en œuvre d’une nouvelle réglementation et des modalités d’application tout en assurant la sécurité des usagers des parcs. Elle veut aussi s’assurer de tenir compte de la réouverture des restaurants et des terrasses avec permis de boisson.

«Ce dernier facteur est important», a mentionné le maire Lehouillier. «Surtout que la Ville veut annoncer la semaine prochaine son plan d’action pour favoriser l’achat local. Par mesure de prudence et par respect pour nos commerçants de Lévis, nous préférons connaître les intentions du gouvernement avant de dévoiler définitivement nos intentions. On veut offrir à ces commerçants toute la flexibilité nécessaire en prévision de la réouverture des restaurants et des terrasses. L’enjeu est de savoir si on pourrait permettre des agrandissements temporaires de terrasses dépendamment des règles que le gouvernement va annoncer. On va  statuer dans la semaine du 15 juin.

«On ne veut pas concurrencer sur le terrain nos commerçants. Ils ont vécu une période extrêmement difficile pendant la pandémie. Et notre décision est prise, il n’y aura pas de ciné-parcs à Lévis cet été pour la simple et bonne raison que l’on ne veut pas concurrencer indûment nos salles de cinéma existantes.»

Le maire avait aussi d’autres bonnes nouvelles à annoncer jeudi. Les jeux d’eau et les piscines seront tous accessibles à Lévis cet été. Une bibliothèque par secteur sera aussi ouverte à compter du 25 juin, soit Pierre-Georges-Roy (Lévis), Francine McKenzie (Saint-Jean-Chrysostome) et Anne-Marie-Filteau (Saint-Nicolas). Les autres ouvriront graduellement.

Le premier magistrat de Lévis a aussi dévoilé les grandes lignes de sa toute première Politique de développement social et communautaire qui reconnaît que l’action communautaire est au cœur de la vitalité, de la croissance et de l’épanouissement de la population lévisienne.

«Ce plan d’action a été élaboré par et pour le milieu. Dans ce contexte particulier de pandémie et dans l’après-pandémie, l’organisation de la vie communautaire et de la vie des communautés ne sera plus la même. En lançant notre plan d’action, le geste que nous démontrons est que plus que jamais nos 250 organismes reconnus et 12 000 bénévoles vont continuer encore plus que jamais à constituer une force de frappe extrêmement importante dans l’équilibre de notre communauté, et ce, tous points de vue. 

«Avant même d’être déposé au conseil municipal, le plan avait été entériné par l’ensemble des organismes communautaires. Son objectif premier est de faire en sorte que toutes les personnes, quelque soit les difficultés qu’elles rencontrent, soient reconnues comme des citoyennes et des citoyens à part entière par notre communauté.»

Les projets initiés par la Ville dans le cadre de son plan d’action touchent des domaines variés comme la mobilité des gens, l’habitation et le milieu de vie, l’action communautaire, le développement de quartiers à l’échelle humaine, la cohésion sociale, etc. Dans le concret, Lévis mettra notamment en place un projet de tarification sociale du transport en commun Accès Transport Lévis, elle créera un axe structurant en transport en commun sur le boulevard Guillaume-Couture et sur la route Des Rivières et un circuit de transport alternatif qui traversera la ville d’est en ouest et du sud au nord et elle élaborera une stratégie de développement du logement social abordable et de qualité.