Avant d'embarquer à fond de train dans le Service rapide par bus (SRB), la Ville de Lévis prévoyait aménager des voies réservées au transport en commun au centre du boulevard Guillaume-Couture et de la route des Rivières (photo).

Lévis reluque son vieux plan A

Avant d'embarquer à fond de train dans le service rapide par bus (SRB), la Ville de Lévis prévoyait aménager des voies réservées au transport en commun au centre du boulevard Guillaume-Couture (132) et de la route des Rivières (116).
En 2011, Lévis planifiait une «première» pour la région de Québec : un couloir de bus à haut niveau de service (BHNS) de 16 kilomètres avec des voies réservées construites au centre de la chaussée, entre la rue Monseigneur-Bourget et le secteur de Saint-Nicolas. Le projet incluait des passages piétonniers et des abribus pour une traversée et une attente sécuritaires. Les automobilistes devaient conserver deux voies de circulation de chaque côté.
Le projet était alors estimé entre 260 et 300 millions $. Le gouvernement du Québec était sollicité pour le financement, car les routes 132 et 116 sont sous responsabilité provinciale. Une somme de 1,45 million $ avait d'ailleurs été débloquée par Québec pour faire des études.
Un premier tronçon du boulevard de la Rive-Sud (rebaptisé Guillaume-Couture depuis) devait être mis en chantier dès 2013 entre la rue Saint-Omer et le boulevard Alphonse-Desjardins. Le tout devait être concrétisé pour... 2016.
Tant le maire Gilles Lehouillier que le président de la Société de transport de Lévis, Michel Patry, chargé de développer une nouvelle solution de transport en commun pour Lévis, ont référé à ces travaux mercredi et manifesté l'intention de remettre à jour les données déjà accumulées.
M. Patry croit que le scénario des BHNS mérite d'être exploré. «On va revisiter cette option-là et à peu près toutes les hypothèses possibles et réalisables. À l'heure actuelle, il n'y a rien de canné, rien d'aligné», a-t-il déclaré au Soleil.
Selon le président de la STLévis, la Ville croyait vraiment au SRB et a participé au projet «de bonne foi». Si bien qu'elle n'a pas planifié de «plan B» au cas où le projet ne lui conviendrait pas. «On ne peut pas courir deux lièvres à la fois et se garder un pneu de secours au cas où», illustre M. Patry.
Les leçons du SRB
Remettre à jour le projet de BHNS peut quand même prendre un peu de temps. M. Patry ne veut pas donner d'échéancier précis pour arriver avec un nouveau projet, mais assure qu'il a «appris des choses» en siégeant au comité directeur du SRB, ce qui l'aidera dans sa planification future du transport en commun. «On va essayer d'amener des solutions le plus rapidement possible, mais ce n'est pas un petit dossier.»
Quant au maire, il a précisé qu'il allait remanier sa liste de demandes au ministère des Transports du Québec (MTQ) en fonction des priorités qui seront dégagées. De nouveaux aménagements routiers pourraient être réclamés.
En 2014, alors que l'étude de faisabilité sur le tramway/SRB battait son plein, le MTQ avait abandonné son projet pourtant prioritaire de réfection de la route 116. En plus de faire de la place au transport en commun, les interventions devaient permettre d'augmenter la fluidité et la sécurité sur cette artère très fréquentée. Le rond-point à l'entrée sud des ponts devait également faire l'objet de travaux pour faciliter le passage des autobus et faciliter la circulation, mais on n'en a plus entendu parler.