Le chemin Traverse de Laval, qui permet d'atteindre le lac Tourbillon, puis sillonne en pleine forêt entre Lac-Beauport et Sainte-Brigitte-de-Laval, est l'une des pires routes du Quebec, selon CAA-Quebec.

Lévis et Lac-Beauport dans les pires routes du CAA-Québec [VIDÉO]

Plusieurs municipalités du Québec, dont Lévis et Lac-Beauport, figurent au palmarès préliminaire des 10 pires routes de 2019 dressé par le CAA-Québec.

Les trois premières places sont occupées, dans l’ordre, par le boulevard Gouin Est, à Montréal, la Montée du Bois-Franc, à Saint-Adolphe-d’Howard, dans les Laurentides et le chemin Cadieux à L’Ange-Gardien, en Outaouais. Le chemin Craig à Lévis et le Chemin Traverse de Laval à Lac-Beauport occupent respectivement les 4e et 6e positions.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, indique que sa Ville augmentera «sensiblement» ses investissements pour le pavage des routes cet été. «Effectivement, on a du travail à faire dans la réfection de nos rues et on va s’y attaquer.» Il assure que le chemin Craig est dans la liste des priorités.

«L’entretien du réseau routier local est une préoccupation constante des élus municipaux», indique quant à lui Jacques Demers, président de la Fédération québécoise des municipalités. «Les coûts augmentent, notamment avec les changements climatiques. Il faut non seulement rattraper le retard accumulé, mais aussi s’assurer que les sommes nécessaires soient majorées en conséquence». 

Les autres voies publiques citées pour leur piètre état sont situées à Saint-Jérôme, Fermont, Mascouche, Boucherville et Saguenay. Le CAA-Québec affirme que ce palmarès préliminaire a été dressé grâce à la réception de 12 000 votes d’automobilistes en deux semaines.

L’organisme de défense des automobilistes rappelle que même si l’État investit des sommes colossales dans les infrastructures routières, le déficit d’entretien continue de se creuser étant passé de 14,7 à 16,4 milliards $ en 2019, selon les documents présentés au dernier budget.

«La qualité du réseau routier est très subjective», répond Samuel Yniesta, professeur adjoint au Département des génies civil, géologique et des mines de Polytechnique Montréal. «Ils s’en plaignent aussi de l’autre côté de la frontière! Et quand on se compare, on le fait souvent avec des routes qui sont très peu fréquentées», explique-t-il. Le spécialiste ajoute qu’il existe bel et bien des revêtements plus résistants, mais que ceux-ci sont beaucoup plus dispendieux. «Ce qui se trouve en dessous du pavage a aussi son importance», précise-t-il.

Le CAA-Québec affirme qu’il en coûte 250 fois plus cher de refaire une route après 15 ans que de réaliser un entretien préventif assidu. Les personnes intéressées ont jusqu’au 24 mai pour désigner, à leur avis, les pires routes du Québec.