L'immeuble, qui a une valeur patrimoniale, est laissé dans un état lamentable depuis quatre ans.

Lévis a gain de cause contre un propriétaire récalcitrant

La Ville de Lévis a eu gain de cause en Cour supérieure contre le propriétaire d’un immeuble classé à grande valeur patrimoniale, mais qui était laissé dans un état lamentable depuis quatre ans.

Situé à l’intersection des rues Mgr-Bourget et Saint-Joseph à Lauzon, l’immeuble avait été acheté par Fabrice Ayraud en juin 2014. Depuis ce temps, l’immeuble était la source de litiges avec la Ville, le propriétaire ayant plusieurs fois contrevenu à la réglementation en plus de réaliser des travaux non autorisés.

«Il y avait il y a quelques années une douzaine de cas de gens qui ne faisaient rien pour entretenir leurs terrains», a expliqué lundi le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, avant la séance du conseil municipal, rappelant qu’une politique de «tolérance zéro» avait été adoptée à cet effet. 

Dans le cas de l’immeuble de M. Ayraud, la Ville avait décidé l’an dernier de s’adresser à la Cour supérieure afin de corriger ce qu’elle considérait comme un problème majeur de qualité de vie pour le voisinage.

«Il y a des tas de briques partout, des amoncellements de bois et un garage de toile qui n’a jamais été retiré», déplore le maire, soulignant que la décision du juge Serge Francoeur forcera maintenant le propriétaire à agir.

«Il aura 15 jours pour débroussailler le terrain et 60 jours pour démolir les annexes illégales et pour réaliser les travaux de rénovation exigés, à défaut de quoi la Ville de Lévis pourra entretenir l’herbe et les broussailles, retirer toute la ferraille, démolir l’agrandissement illégal et ramener le bâtiment à ce qu’il était en 2016», a résumé le maire.

«Nous, on dit, assez c’est assez!» a-t-il poursuivi, rappelant que le bâtiment est situé en plein cœur du vieux Lauzon, qu’il est vu quotidiennement par des milliers d’automobilistes et situé à proximité d’une garderie et de l’école Saint-Joseph.

Nouvellement nommé directeur général adjoint au développement durable de la Ville de Lévis, Dominic Deslauriers a déclaré qu’il ne restait maintenant plus que quatre ou cinq «cas problèmes» du genre à régler à Lévis, tous moins graves que celui du bâtiment de M. Ayraud. «Celui-là est vraiment au sommet du palmarès», a-t-il illustré.

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LEHOUILLIER VEUT UN ENGAGEMENT POUR LE VIADUC SAINT-OMER

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, estime que sa ville ne peut plus attendre la conclusion des études du gouvernement du Québec concernant le viaduc Saint-Omer, dont les résultats devaient être livrés en mai. «Nous demandons maintenant au gouvernement du Québec de s’engager fermement à prioriser ce projet pour qu’il puisse se réaliser d’ici 2020-2021», a-t-il déclaré lundi soir, rappelant que la Coalition avenir Québec avait déjà donné son engagement. Le viaduc passerait au-dessus de l’autoroute 20 et permettrait de désengorger ce secteur où circulent 25 000 automobiles chaque jour pour entrer sur la route Kennedy. 

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LÉVIS S'ENTEND AVEC SES POMPIERS

La Ville de Lévis a ratifié avec le syndicat représentant ses 150 pompiers une convention collective d’une durée de sept ans qui prévoit des augmentations salariales de 2 % par année. «Cette entente de principe a été acceptée par les pompiers et est une formule “tout inclus” et comprend donc les clauses normatives. Elle nous amène un gain d’environ 1 % sur l’ancienne convention qui prévoyait des hausses salariales de 3 % par an», explique le maire de Lévis, Gilles Lehouillier. Les pompiers de Lévis étaient sans convention collective depuis le 31 décembre.

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LÉVIS REVERRA LE PROJET DE MINI-HÔTELLERIE DE DESSERCOM

Le comité de démolition de la Ville de Lévis a accepté de revoir sa décision de refuser la démolition d’immeubles situés face à l’Hôtel-Dieu de Lévis. L’entreprise Dessercom souhaite y construire une mini-hôtellerie pour desservir le nouveau centre intégré de cancérologie. Les représentants de Dessercom ont expliqué leur projet lundi lors d’une séance extraordinaire du conseil municipal. «La décision de refuser la démolition avait été prise sans tenir compte du projet. Il faudra maintenant essayer de voir si le projet, qui n’est pas un hôtel privé mais a une vocation publique, peut s’intégrer harmonieusement et s’il respecte la réglementation», explique le maire Gilles Lehouillier. Les bâtiments visés sont situés au 15 de la rue Charles-Édouard et au 36 de la rue Montcalm.