Le coin des rues du Fort et de Buade, vers 1870

Les rues du Fort et de Buade vers 1870

Le coin des rues du Fort et de Buade, vers 1870. À gauche, on aperçoit le bureau de poste de la Haute-Ville, situé dans une énorme maison qui date du régime français. Au-dessus de la porte, on remarque le bas-relief d’un mystérieux chien doré, qui ronge un os. Il est à l’origine du roman The Golden Dog (1877) et de légendes reliées à l’assassinat du propriétaire de la maison. Notez le réverbère au gaz, juste à côté. L’électricité ne sera présentée au monde qu’en 1878, lors de l’exposition universelle de Paris. À l’avant-plan, on ne peut pas rater la pharmacie «Chemists John Musson & Co». Selon les publicités de l’époque, on y vend des médicaments, des parfums, des bulbes de fleur, de l’eau gazéifiée, de la bière de gingembre et de la glace. Dès 1872, tout le périmètre fait place à un nouvel édifice des Postes. Sur sa façade, on conserve le célèbre bas-relief du chien, qui remonte peut-être à 1688. En son honneur, le prolongement de la rue de Buade est renommé «passage du Chien-d’Or», en 1996. Les chapeaux haut de forme et les fiacres y sont devenus un peu plus rares..
Le coin des rues du Fort et de Buade, vers 2019