Seulement 36 % des Québécois âgés de 16 à 65 ans disaient avoir fait du bénévolat pour un organisme de charité, un organisme sans but lucratif, un parti politique ou un groupe militant dans les 12 mois précédant l’enquête.

Les Québécois moins nombreux que les Canadiens à faire du bénévolat

MONTRÉAL — Les Québécois sont beaucoup moins nombreux que le reste des Canadiens à faire du bénévolat, selon des données de l’Institut de la statistique du Québec (ISQ) dévoilées lundi à la veille de la Journée mondiale du bénévolat.

Selon les chiffres de l’organisme provincial, en 2012, seulement 36 % des Québécois âgés de 16 à 65 ans disaient avoir fait du bénévolat pour un organisme de charité, un organisme sans but lucratif, un parti politique ou un groupe militant dans les 12 mois précédant l’enquête.

Dans l’ensemble du Canada, 49 % des individus avaient fait du bénévolat en 2012

C’est au Québec où le pourcentage le plus faible a été constaté. En guise de comparaison, au Yukon, plus de 64 % des répondants avaient fait du bénévolat, et à l’Île-du-Prince-Édouard, ils étaient plus de 59 %.

L’ISQ nuance toutefois ce constat en mentionnant que les Québécois sont plus nombreux à pratiquer le «bénévolat informel», soit à aider directement les autres, plutôt que de passer par des organismes.

Selon le Réseau d’action bénévole du Québec, lorsque le bénévolat informel est pris en compte, le taux de participation au bénévolat grimpait à 79 % dans la province en 2013.

Parmi les Québécois qui ont dit s’être adonnés au bénévolat en 2012, environ un sur deux en a fait moins d’une fois par mois, tandis qu’un sur cinq en a fait au moins une fois par mois, mais moins d’une fois par semaine.

En revanche, 28 % des répondants bénévoles ont affirmé en avoir effectué au moins une fois par semaine.

Portrait des bénévoles

L’ISQ trace par ailleurs un portrait des bénévoles au Québec. Ils sont plus susceptibles d’être une femme, d’avoir au moins un parent né à l’étranger, d’être jeunes et d’avoir un enfant en milieu scolaire.

Les étudiants sont également plus nombreux que les travailleurs à avoir fait du bénévolat en 2012, selon ces données.

«Cet écart pourrait s’expliquer par le fait que certains programmes d’études exigent l’implication bénévole de leurs étudiants ou par une offre plus accessible d’activités bénévoles dans les différents milieux scolaires», est-il écrit dans le document de l’ISQ.