Alain Gelly, porte-parole, Laurent Lessard, ministre des Transports, et Claudia Di Lorio, porte-parole, lors de l'annonce de la tenue d'une consultation publique sur la sécurité routière.

Les Québécois invités à s'exprimer sur la sécurité routière

Le gouvernement du Québec lance la toute première consultation publique sur la sécurité routière avec l'objectif de faire passer sous la barre des 300 le nombre annuel de décès sur les routes de la province.
Le ministre des Transports du Québec, Laurent Lessard, a annoncé mercredi la démarche inspirée des meilleures pratiques internationales. À partir du 9 janvier, un site Web permettra de livrer ses commentaires par écrit. Suivra une tournée de 11 villes du Québec (incluant Québec, Rimouski et Baie-Comeau), du 3 février au 3 mars 2017.
Claudia Di Iorio, étudiante victime d'un chauffard en 2010, et Alain Gelly, policier retraité de Lévis, sont les porte-paroles de la consultation. Ce dernier a témoigné à quel point il lui était difficile, quand il portait l'uniforme, d'annoncer le décès d'un automobiliste à sa famille. «Je vous assure que de vivre un tel moment, ça prend assez d'énergie et ça fait en sorte qu'on a envie de combattre les mauvais comportements de la route», a-t-il déclaré. 
Pas de tabou
Il n'y aura «pas de tabou», a assuré le ministre Lessard, qui cherche à identifier les problématiques de sécurité routière qui préoccupent les citoyens ainsi que des moyens de les contrer. Alcool, drogue et cellulaire au volant, vitesse, fatigue, vélos... les thèmes ne manquent pas. Même l'épineuse question des radars photo sera abordée, si les citoyens en décident ainsi. «Le monde n'aime pas payer l'amende, mais ils ont ralenti», a pris la peine de dire le politicien mercredi.
M. Lessard a admis que le bon bilan routier du Québec, qui compte aujourd'hui autour de 360 décès par année, est de plus en plus difficile à améliorer. D'ici cinq ans, le but est de passer sous la barre des 300. «On courait un marathon en six heures; là, on est rendus à le courir en 2h10. Les derniers retranchements sont plus difficiles», a-t-il illustré.
Cette consultation mènera à la révision du Code de la sécurité routière, discutée depuis 2013. M. Lessard est le quatrième ministre des Transports à s'attaquer à ce dossier. Il entend déposer son projet de loi au courant de 2017, idéalement avant la fin de la session parlementaire en juin.