Pas moins de 1,5 million de Québécois remplissent un rôle d'aidant pour un proche âgé de 65 ans et plus.

Les proches aidants doivent aussi prendre soin d'eux-mêmes, rappelle l'Appui

MONTRÉAL — L'organisme l'Appui mène une campagne nationale pour rappeler que les proches aidants d'aînés peuvent eux aussi avoir besoin de soutien.

Son directeur général par intérim, Guillaume Joseph, constate une méconnaissance du réseau de ressources disponibles.

Les proches aidants concentrent trop souvent leur énergie sur les services que pourrait obtenir leur proche et ignorent leur propre épuisement, fait valoir M. Joseph.

Selon lui, ils ne soupçonnent pas l'ampleur des services auxquels ils ont accès, que ce soit en matière de répit, de transport, d'aide à domicile, d'hébergement, d'assistance juridique et fiscale ou de groupes d'entraide et d'information.

Il attribue une part du problème au fait que peu de proches aidants d'aînés se reconnaissent comme tels : «Dans les premiers temps, on est avant tout le conjoint, la conjointe, la fille, le fils».

Or, pas moins de 1,5 million de Québécois remplissent un rôle d'aidant pour un proche âgé de 65 ans et plus, souligne-t-il, et ce nombre ira en grossissant au fil du vieillissement de population.

M. Joseph estime qu'un proche aidant doit se renseigner dès qu'il endosse ses premières responsabilités.

«Le plus tôt les proches aidants font appel aux services, le plus facile sera leur parcours, explique-t-il. Lorsqu'on sait ce qui nous attend, lorsqu'on comprend un peu mieux la maladie de notre proche, ça va faciliter le parcours.»