Parmi la trentaine de pompiers de Lac-Beauport, très majoritairement à temps partiel, certains cumulent de nombreuses années d’expérience.
Parmi la trentaine de pompiers de Lac-Beauport, très majoritairement à temps partiel, certains cumulent de nombreuses années d’expérience.

Les pompiers de Lac-Beauport craignent de perdre leur brigade

La protection incendie de la municipalité de Lac-Beauport sera-t-elle bientôt confiée à sa voisine de Ste-Brigitte-de-Laval? Les pompiers à temps partiel de Lac-Beauport sont déjà en première alarme. Les maires des deux villes rétorquent qu’il n’y a pas le feu...

Le Soleil a appris que les trois capitaines et le préventionniste de la petite brigade de pompiers à temps partiel de Lac-Beauport se sont fait annoncer par leur directeur lundi que les jours de leur service seraient comptés.

Selon les informations obtenues par les pompiers, les deux villes de la couronne nord-est de Québec chemineraient vers une fusion de leurs services de protection contre l’incendie dans un but d’obtenir des économies d’échelle. Toujours selon leurs informations, la fusion permettrait à Lac-Beauport d’économiser environ 100 000 $ sur un budget annuel d’un million de $ pour la sécurité incendie. 

Les pompiers de Lac-Beauport ont conclu que ce sont les pompiers actuels de Sainte-Brigitte-de-Laval qui seraient chargés de la desserte de leur territoire et qui s’installeraient dans leur caserne. Ils craignent donc déjà des mises à pied. 

«Nous, on pense que c’est un mouvement antisyndical parce qu’on est en processus d’obtenir notre accréditation syndicale», indique Éric Ainscow, pompier préventionniste à Lac-Beauport.

Parmi la trentaine de pompiers de Lac-Beauport, très majoritairement à temps partiel, certains cumulent de nombreuses années d’expérience, fait valoir M. Ainscow. «On perdrait toute cette expertise-là», insiste le pompier.

Aucune décision prise

Le maire de Lac-Beauport Michel Beaulieu assure qu’aucune décision n’a été prise. «On est à évaluer notre collaboration avec Sainte-Brigitte-de-Laval pour voir comment on peut atteindre les exigences du schéma de couverture de risques, avoir des bons temps de réponse et se demander si on peut avoir des économies d’échelle, explique M. Beaulieu. Mais il n’est aucunement question de mettre à pied tous les pompiers de Lac-Beauport.»

Le processus de syndicalisation n’a aucune influence dans la réflexion, assure le maire Beaulieu. «Nos pompiers font de l’excellent travail et tout va bien», insiste M. Beaulieu.

À Sainte-Brigitte-de-Laval, le maire Carl Thomassin indique que «des scénarios sont analysés au service des pompiers comme dans d’autres services», pour donner les meilleurs services au meilleur coût possible.

Si, une entente de collaboration vient à se conclure, les élus municipaux des deux villes seront appelés à se prononcer lors d’une séance publique, indique M. Thomassin.