Yves-François Blanchet, est d’ailleurs venu lui prêter main-forte à Louis Gagnon vendredi, au cours d’une visite à La Pocatière et à Montmagny.

Les partis bataillent fort pour gagner dans Montmagny

LA POCATIÈRE — Le député conservateur Bernard Généreux a à la fois perdu et gagné à la suite d’un recomptage dans Montmagny-­L’Islet-Kamouraska-Rivière-du-Loup. Résistera-t-il cette fois au vent bloquiste qui semble souffler au Québec?

«Sais-tu quoi? Moi, j’ai du fun à faire ce que je fais. Si les gens ne veulent plus m’avoir, too bad! Je vais m’en aller chez moi, j’ai une entreprise, j’ai 25 employés. Je ne m’ennuie pas dans la vie.»

En entrevue avec La Presse canadienne vendredi matin dans son local de Montmagny, M. Généreux reste néanmoins confiant, lui qui avait pourtant été donné gagnant en 2011, puis avait finalement perdu par cinq voix, lors de la «vague orange» du Nouveau Parti démocratique (NPD).

«Je ne souhaite pas ça à mon pire ennemi», a-t-il confié. Et pire encore : au scrutin de 2015, autre recomptage judiciaire demandé par le Parti libéral (PLC), qui cette fois confirme sa victoire, par 272 voix.

«On va gagner cette élection, parce qu’on a fait une belle campagne. J’aime le monde et je pense que le monde m’aime aussi. Qui disait ça? La Poune? On verra ben?» a-t-il lancé dans un grand éclat de rire.

Vendredi matin, M. Généreux rencontre des élus de Saint-Jean-Port-Joli. Le conseiller municipal Jean-Pierre Lebel estime que le député conservateur va l’emporter, mais un doute persiste. «Ce qui me fait peur, ce sont toujours les 24-35 ans, qui vont mousser le Bloc», a-t-il déclaré. Iront-ils voter toutefois?

«Ça, je ne suis pas certain. Mais s’ils décident d’aller voter, juste pour avoir un feeling? mais Bernard connaît ça, il est toujours “passé bien serré”.»

Son adversaire du Bloc, Louis Gagnon, a pour sa part soutenu qu’il sentait l’essor de son parti sur le terrain : «Évidemment, oui.»

Son chef, Yves-François Blanchet, est d’ailleurs venu lui prêter main-forte vendredi, au cours d’une visite à La Pocatière et à Montmagny.

À la fin d’une campagne, les chefs ciblent souvent les circonscriptions où les prédictions sont serrées, et mettent tout le poids de leur notoriété nationale pour faire pencher la balance le jour du scrutin.