Les rallyes, chasses au trésor, tournois de volley-ball, dîners ou autres se tiendront, cette année, dans différents parcs de la ville de Québec puisque l’Université Laval interdit tout rassemblement sur son campus.
Les rallyes, chasses au trésor, tournois de volley-ball, dîners ou autres se tiendront, cette année, dans différents parcs de la ville de Québec puisque l’Université Laval interdit tout rassemblement sur son campus.

Les nouveaux étudiants de l'Université Laval auront leur initiation comme prévu

Léa Harvey
Léa Harvey
Le Soleil
Qui dit rentrée scolaire dit initiations universitaires. Malgré la pandémie, le rite de passage aura bel et bien lieu dans la capitale. Dans un parc, en respectant les mesures sanitaires, les initiés pourront rencontrer leurs nouveaux collègues en personne et échanger de vive voix… au moins une fois pour les quatre prochains mois.

Selon plusieurs associations, une rencontre en personne avec les nouveaux étudiants était primordiale. «On connaît tous la réalité de la COVID-19. Les contacts sociaux ont été difficiles dans les derniers mois. C’était important, pour nous, d’avoir un bon premier contact sécuritaire avec les nouveaux étudiants», indique Bruno Lemaire, président de l’Association des étudiant.es en communication publique de l’Université Laval (AÉCPUL). 

Les rallyes, chasses au trésor, tournois de volley-ball, dîners ou autres se tiendront, cette année, dans différents parcs de la ville de Québec puisque l’Université Laval interdit tout rassemblement sur son campus. 

À l’AÉCPUL, les initiés seront divisés en huit équipes de quinze personnes tout au plus. Les coéquipiers resteront groupés afin de traverser les différents jeux et défis ensemble. Distanciation, couvre-visage ou lingettes désinfectantes, les chefs intégrateurs ont reçu une formation quant aux mesures sanitaires afin de bien les faire respecter, indique Bruno Lemaire. 

«On est attentif aux décrets émis par la santé publique et on a organisé la semaine en conséquence. Honnêtement, je m’attends à une bonne collaboration des participants étant donné qu’on fait de la sensibilisation depuis le mois de mars. Je pense qu’on est habitué maintenant à notre nouvelle réalité. On n’hésitera pas, cependant, à disqualifier une équipe qui ne respecte pas les règles», ajoute-t-il.

Si les activités d’initiation sont souvent synonymes de jeux à boire et de débordements, les associations étudiantes sont bien décidées à offrir à leurs nouveaux membres une semaine amusante qui respecte, malgré tout, les mesures sanitaires émises par la santé publique. Bien que la consommation d’alcool soit possible, celle-ci n’est pas promue chez l’AÉCPUL, explique M. Lemaire, en soulignant que si le comité observe du laxisme de la part de certains étudiants, il interviendra immédiatement.

«Nous avons pensé une initiation qui prendrait avec le plus grand soin la question de la salubrité. […] L’alcool, contrairement à d’autres activités d’intégration, occupe une place secondaire cette année. Nous prévoyons une consommation pour accompagner le repas. Nous avons planifié notre intégration en mettant l’emphase sur les jeux», ajoute Keven Boucher, membre du comité exécutif des activités d’intégration pour le Regroupement des étudiant.es en sociologie de l’Université Laval (RÉSUL).

L’Association des étudiant.es en soins infirmiers de l’Université Laval assure également, de son côté, «respecter les recommandations de la santé publique ainsi que celles de l’Université [Laval]».

Les associations encadrées par l’université

Bien qu’aucune activité d’intégration ne soit permise sur son campus, l’Université Laval a tout de même accompagné les associations étudiantes qui désiraient organiser un événement. Les associations ont eu jusqu’à la mi-juin pour déposer un «plan d’activité».

«La Direction des services aux étudiants, le Bureau des événements campus et le Service de sécurité et prévention ont formulé des commentaires et des recommandations propres à chaque plan et les ont acheminés aux associations étudiantes durant l’été», indique l’Université Laval, qui précise qu’au total soixante associations étudiantes ont déposé un plan d’activité.


« Nous avons pensé une initiation qui prendrait avec le plus grand soin la question de la salubrité. […] L’alcool, contrairement à d’autres activités d’intégration, occupe une place secondaire cette année. Nous prévoyons une consommation pour accompagner le repas. Nous avons planifié notre intégration en mettant l’emphase sur les jeux »
Keven Boucher, membre du comité exécutif des activités d’intégration pour le Regroupement des étudiant.es en sociologie de l’Université Laval

Récemment, en plus de rappeler que les activités d’ordre virtuel étaient préconisées, l’université a fait parvenir à l’ensemble de la communauté étudiante un rappel au sujet du «caractère volontaire» de ces activités étudiantes. 

«Vous êtes libre de choisir les activités associatives auxquelles vous désirez participer, sans pression aucune. […] Si vous avez des craintes ou si vous n’êtes pas à l’aise à un moment ou à un autre durant une activité d’intégration, n’hésitez pas à le signaler aux responsables de votre association étudiante», peut-on lire dans le courriel dont Le Soleil a obtenu copie.

Au moment d’écrire ces lignes, la direction régionale de santé publique de la Capitale-Nationale n’avait toujours pas émis de commentaire au sujet de la tenue de ces activités d’intégration.