La députée libérale et porte-parole de l’opposition officielle en matière de tourisme, Isabelle Melançon.
La députée libérale et porte-parole de l’opposition officielle en matière de tourisme, Isabelle Melançon.

Les libéraux demandent au gouvernement de payer les taxes municipales des hôteliers

Olivier Bossé
Olivier Bossé
Le Soleil
Le Parti libéral du Québec demande au gouvernement de fournir une bouffée d'air aux hôteliers en payant leurs taxes municipales pour 2020. Dépense d'un peu plus de 200 millions $ qui profiterait à tous les propriétaires d'hôtels au Québec, peu importe la taille de l'entreprise et sa provenance.

«La saison estivale a été un désastre partout au Québec pour les hôteliers. Et les taux d'occupation actuellement, à Montréal et à Québec, oscillent entre 3 % et 5 %. Actuellement, même période, ils seraient à 70 %. Et pour tout le territoire du Québec, c'est moins de 10 % en taux d'occupation. Pour les hôteliers de Montréal, c'est un manque à gagner actuellement de 500 millions $, et pour ceux de Québec, on parle de 125 millions $, et ça, c'est sans parler des banquets, du bar, du stationnement, bref des autres revenus auxquels habituellement ils ont droit», a mis en lumière la députée libérale et porte-parole de l’opposition officielle en matière de tourisme, Isabelle Melançon, jeudi matin en mêlée de presse.

«On nous annonçait hier [mercredi] que 77 % des hôteliers ne pensent pas pouvoir survivre d'ici les 12 prochains mois si rien n'est fait», a-t-elle ensuite résumé.

Le PLQ propose donc que le gouvernement du Québec rembourse aux municipalités les taxes foncières que les propriétaires d'hôtels doivent payer en temps normal pour l'année en cours.

Et les grandes chaînes?

Le problème, c'est que le gouvernement Legault et sa ministre du Tourisme, Caroline Proulx, ont déjà affirmé ne pas vouloir offrir une aide universelle et non différenciée aux propriétaires des quelque 1400 hôteliers du Québec, peu importe la taille de l'entreprise ou sa provenance.

Mme Melançon précise qu'environ 7 hôtels sur 10 au Québec appartiennent à des Québécois. Même certains établissements qui opèrent sous certaines grandes bannières peuvent être de propriété québécoise, à titre de franchise.

Mais même pour les autres 30 %, les libéraux croient que la même aide devrait être au rendez-vous, afin de préserver les 44 000 emplois directs du milieu de l'hôtellerie.