Selon un sondage mené auprès de 503 Lévisiens, le niveau de congestion routière constitue le problème numéro un de la Ville de Lévis. Soixante dix pour cent d'entre eux jugent qu'il est inacceptable.

Les Lévisiens de plus en plus frustrés par la congestion

Depuis un an, l'exaspération des citoyens de Lévis à l'égard du trafic a monté d'un cran. Selon un sondage commandé par la Ville de Lévis, 70% des Lévisiens jugent le niveau de congestion routière inacceptable, alors qu'en 2015, ils étaient 49%.
Pour le maire de Lévis Gilles Lehouillier, il s'agit d'un message clair de la population, qui a identifié la congestion comme «le problème numéro 1» dans sa ville. «Si le gouvernement s'est occupé de la région de Montréal, il est peut-être temps maintenant qu'il s'occupe de Québec. Il est peut-être temps qu'il s'occupe du lieu au Québec où la croissance économique est la plus forte», a commenté M. Lehouillier. Il a fait valoir que Lévis a maintenant dépassé Terrebonne comme ville de plus de 100 000 habitants qui se développe le plus rapidement dans la province.
Les résultats de ce sondage ont été présentés aux journalistes, puis aux 300 convives venues assister au dîner annuel du maire, organisé par la Chambre de commerce de Lévis, au Centre des congrès. 
Pour régler le problème de fluidité de la circulation, les Lévisiens ont un fort penchant pour la construction d'un troisième lien routier entre les deux rives. L'adhésion à ce projet est passée de 83% à 87% depuis 2015. La majorité des Lévisiens (59%) aimeraient que ce lien se situe à l'est de leur ville, à la hauteur de l'île d'Orléans, tandis que 21% souhaitent plutôt qu'il se situe à l'ouest, près des ponts. Les autres répondants n'ont pas de préférence entre les deux endroits. 
«Le troisième lien, on va le défendre parce que notre population le veut», a commenté M. Lehouillier, s'en remettant aux futures études pour déterminer le meilleur endroit pour le construire.
Le SRB moins populaire
Bien que 64% des Lévisiens jugent «urgent» d'améliorer le transport en commun, l'adhésion au projet de Service rapide par bus (SRB) entre Québec et Lévis a fondu, passant de 68% en 2015 à 54% à l'heure actuelle. 
«Ça m'inquiète pas, parce qu'on a encore une majorité des gens qui sont en faveur du SRB», a réagi le maire Lehouillier. Mais il croit quand même que les élus ont un travail de pédagogie à faire auprès de la population pour expliquer les avantages du SRB, le temps gagné dans les déplacements, etc. 
Lévis gardera donc le cap dans ce projet. «Une ville moderne qui n'a pas de transport collectif, ça ne marche pas», soutient M. Lehouillier. Par contre, si le pire des scénarios se concrétise et que les villes de Québec et de Lévis ont à payer pour 25% de l'infrastructure, «ça va être dur à avaler», avertit M. Lehouillier. À l'heure actuelle, les villes demandent aux gouvernements provincial et fédéral de payer 100% du SRB. 
Le reste du sondage, le deuxième du genre commandé par la Ville au coût de 10 000$, montre que les citoyens sont globalement très satisfaits de la gestion de l'équipe en place. 
Par exemple, 98% des citoyens sont très satisfaits du réaménagement du quai Paquet, avec ses grandes fontaines. Ils veulent également que le secteur de la Traverse s'améliore encore, car 84% des répondants sont d'accord avec la construction d'un lien mécanique entre le haut et le bas de la falaise.
Questionnée sur la validité du sondage, Caroline Roy, de la firme Léger, a affirmé que les questions étaient objectives et que la Ville a rendu publiques tous les résultats obtenus. «L'idée, c'est pas de gérer par sondage, mais de s'assurer qu'on est dans les bonnes cibles», a fait valoir M. Lehouillier.
Principaux résultats du sondage
En accord avec l'aménagement de 10 grands parcs urbains: 96%
En accord avec un troisième lien routier: 87%
En accord avec le projet de SRB: 54%
Satisfaction à l'égard des services municipaux: 87% 
Sentiment de sécurité dans la ville: 97%
Méthodologie
Réalisé par Léger, le sondage a été mené auprès de 503 résidants adultes de Lévis, entre le 18 et le 22 novembre 2016, sur le web et au téléphone. La marge d'erreur est de 4,4%.