Les jeunes adeptes de l'idéologie djihadiste se ressemblent peu, selon une étude

Une étude commandée par le gouvernement fédéral sur les jeunes qui ont adhéré à l'idéologie djihadiste arrive à la conclusion que ceux-ci n'ont pas grand-chose en commun, et donc que les efforts pour contrer leur radicalisation doivent s'inscrire dans une approche flexible et personnalisée.
L'étude, intitulée «Le 'bavardage terroriste': comprendre de quoi parlent les terroristes», analyse les activités en ligne de sept hommes nés ou élevés aux États-Unis participant à des activités liées au djihadisme. Les sept ont été soit reconnus coupables de délits liés au terrorisme ou, dans deux cas, tués dans des évènements liés à l'activité extrémiste.
La Presse Canadienne a obtenu l'étude en vertu de la Loi sur l'accès à l'information.
La firme américaine Flashpoint Global Partners a compilé 1871 publications en ligne écrites pas les sept hommes en question sur différents forums de discussions au cours d'une période de quelques années. Certaines de ces publications sont très brèves, alors que d'autres dépassent les 10 000 mots. Les chercheurs les ont ensuite divisées en trois catégories principales: sociales, religieuses ou politiques.
L'étude a été financée par Ottawa à travers le le projet Kanishka, un programme de recherche dirigé par Sécurité publique Canada et dont le nom réfère au vol 182 d'Air India, qui a été la cible d'un attentat à la bombe le 23 juin 1985. Ce dernier a causé la mort de 329 personnes, dont la majorité était d'origine canadienne.