Le propriétaire du restaurant Mezzé, Andréas Papadeas donne congé à ses employés pour les amener en Grèce afin de les remercier de leur fidélité et de leur implication depuis plusieurs années.

Les employés du restaurant Mezzé invités en Grèce par leur patron

Ne réservez pas entre le 25 février et le 10 mars au Mezzé. La taverne grecque dans le quartier Montcalm sera fermée. Pas en raison d’un manque de personnel, mais parce que le propriétaire du restaurant, Andréas Papadeas donne congé à ses employés pour les amener en Grèce afin de les remercier de leur fidélité et de leur implication depuis plusieurs années.

La pénurie de main-d’oeuvre, Andreas Papadeas ne connait pas. «J’ai les mêmes employés depuis plusieurs années. Je suis vraiment chanceux, ils sont dévoués et ils l’aiment le restaurant», explique-t-il.

Cette idée de leur faire découvrir son pays d’origine, la Grèce, lui trotte dans la tête depuis quelque temps. «Je me suis dit: “au lieu de faire un party de Noël dans un restaurant quelconque, pourquoi ne pas faire un approfondissement d’un endroit qu’ils vendent à longueur de journée”», souligne-t-il. À part son plus ancien serveur, qui est venu au baptême de sa fille, aucun employé n’est déjà allé en Grèce.

«Je demande à mes employés de vendre la Grèce, de cuisiner des recettes grecques alors qu’ils ne sont jamais allés dans une taverne grecque, qu’ils n’ont jamais vu comment ça se passe là-bas», poursuit-il

L’équipe, composée de trois serveurs et d’un cuisinier, va visiter Athènes et faire le tour du Péloponnèse, une région où M. Papadeas a vécu plusieurs années chez sa grand-mère. C’est aussi la région d’où il importe la grande majorité de son vin.

Souder l’équipe

Lorsque M. Papadeas a parlé de son idée à ses employés, ceux-ci ont immédiatement embarqué. Ils ont mis dans un pot commun les pourboires afin de payer les billets d’avion. Le reste du séjour est pris en charge par le propriétaire du Mezzé. «C’est une manière de souder l’équipe. On va être ensemble, mais dans une ambiance complètement différente.»

Ensemble, ils ont réfléchi à la meilleure date pour fermer le restaurant sans perdre trop de recettes tout en profitant de leur séjour en Grèce. «On voulait éviter de déranger les vignerons pendant les récoltes, on ne voulait pas non plus y aller pendant les grosses périodes du restaurant ni pendant la saison trop creuse en Grèce comme en janvier. Finalement, on s’est entendu sur fin février, début mars. C’est le début du printemps et il devrait faire beau», raconte-t-il.

Pour M. Papadeas, les restaurateurs qui ont du mal à trouver des employés ou à les garder, c’est parce qu’ils ne s’y prennent pas de la bonne manière. «Il ne suffit pas d’être le patron et de donner des ordres ou un gros salaire. Il faut impliquer les employés, leur expliquer toute la mécanique de la gestion d’un restaurant au quotidien, et à quel point ils peuvent aider», fait valoir le propriétaire du Mezzé, qui n’hésite pas à dire à ses employés son chiffre d’affaires et le prix des bouteilles de vin. «Je le vois avec les nouveaux employés, ils sont aussi impliqués que ceux qui sont là depuis longtemps. Je n’ai jamais à m’asseoir avec mes employés. Tout est en place et ça roule. On est comme une famille», affirme-t-il.

Le restaurateur parle déjà d’en faire une tradition pour les années à venir. Un voyage en Crête est en préparation pour 2020. Et en cette période des Fêtes, après avoir travaillé fort tout au long de l’année, M. Papadeas a donné congé à ses employés les 24, 25, 26 et 31 décembre, ainsi que les 1er, 2 et 3 janvier.