Jusqu’à un patient sur quatre a signalé que ses fournisseurs de soins n’ont pas pris en compte ses préoccupations liées aux déplacements pendant la planification du traitement.

Les effets secondaires du cancer trop souvent mal traités au Canada

Un rapport publié lundi par un organisme national de lutte au cancer déplore qu’il soit fréquent que des effets secondaires physiques et émotionnels de personnes malades ne soient pas traités de façon adéquate.

Le Partenariat canadien contre le cancer a conclu dans sa recherche que le cancer comme tel était bien soigné au Canada.

Cependant, le rapport signale que jusqu’à un patient atteint de cancer sur cinq a mentionné que personne n’avait discuté avec lui des différentes options de traitement pour son cancer. Un patient sur quatre a indiqué ne pas être satisfait du soutien émotionnel reçu pendant les soins ambulatoires en oncologie.

Huit patients sur dix ont indiqué avoir éprouvé des difficultés physiques après la fin du traitement. La fatigue accrue, des changements relatifs à l’activité sexuelle et des répercussions sur la fertilité étaient leurs plus grandes préoccupations.

Sept patients sur dix ont indiqué avoir éprouvé des difficultés émotionnelles après la fin du traitement, surtout la peur d’une récidive et la dépression.

De plus, jusqu’à un patient sur quatre a signalé que ses fournisseurs de soins n’ont pas pris en compte ses préoccupations liées aux déplacements pendant la planification du traitement.

Le Partenariat canadien contre le cancer appelle à plus de collaboration entre les gouvernements provinciaux, les organismes et programmes de lutte au cancer et d’autres secteurs de la santé pour établir des outils qui permettront aux patients de signaler à leur médecin, en temps réel, les détails de leurs symptômes.

Les médecins pourront ensuite se servir de cette information pour orienter rapidement les patients vers des thérapeutes ou d’autres services où leurs symptômes pourront être pris en charge.