Selon la porte-parole du RTC, cette semaine est un «excellent test», puisque les véhicules électriques peuvent être sensibles à la chaleur. «On se rend compte que ça réagit très bien. La chaleur évacue bien», a-t-elle insisté.

Les Écolobus presque six fois plus coûteux

Au kilomètre, le coût d'entretien des Écolobus était rendu pratiquement six fois plus élevé que celui des autobus standards, qui prendront la relève dès janvier dans les rues du Vieux-Québec.
La vie utile d'un autobus urbain au diesel est généralement de 16 ans. Celle des Écolobus, tout électriques, était estimée à huit ans. Ils auront finalement roulé sept ans avant d'être retirés de la route, car ils coûtent trop cher à entretenir, a statué le Réseau de transport de la Capitale (RTC) en préparant son budget pour l'année 2015. 
Au 31 décembre 2013, le coût d'entretien était de 6,69 $ le kilomètre pour un Écolobus comparativement à 1,17 $/km pour un autobus standard. C'est presque six fois plus élevé. 
En remplaçant les huit minibus électriques par des véhicules réguliers, le RTC économisera ainsi 832 000 $ en pièces et main-d'oeuvre et 297 000 $ en frais fixes, notamment la location d'un garage adapté dans Limoilou. Même en déboursant 146 000 $ dans l'année pour du carburant diesel, ce qui n'était pas nécessaire avec les Écolobus, la différence frôlera le million de dollars. 
Le président du RTC, Rémy Normand, a expliqué mardi qu'il préférait empocher tout de suite les économies plutôt que les refiler aux usagers en attendant l'acquisition de midibus hybrides. 
Il est prévu d'acheter 22 de ces véhicules légèrement plus longs en 2016, puis 10 autres en 2017 pour desservir le Vieux-Québec, mais aussi les quartiers avoisinants et même certains secteurs de banlieue. Il est difficile de prévoir les coûts d'entretien, car aucun midibus ne roule actuellement au Québec. 
Il a été impossible de savoir, mercredi, si la facture annuelle d'entretien des Écolobus a été aussi élevée depuis leur introduction en 2008, en marge des fêtes du 400e anniversaire de Québec. La porte-parole du RTC, Julie Drolet, a toutefois précisé au Soleil que le transporteur prévoyait «des frais plus élevés en 2015, car les véhicules vieillissent» et auraient donc nécessité davantage d'interventions.