Les files d’attente du genre pourraient se raréfier dans les écocentres l’an prochain, puisqu’un service mobile permettra la collecte de certaines matières à domicile.

Les écocentres prendront la route au printemps

Vous connaissez les écocentres, ces sites municipaux où vous pouvez décharger de la terre, des matériaux, des produits toxiques et de vieux vélos? Dès le printemps, ils prendront la route!

«Les écocentres vont se promener», expose la conseillère municipale porteuse du dossier, Suzanne Verreault. «Pour faciliter la vie de citoyens qui n’ont pas d’automobile ou qui ne sont pas organisés pour aller mener leurs choses à l’écocentre, on va faire des tournées dans les quartiers denses.»

L’élue précise : «C’est l’écocentre mobile qui va aller au cœur des quartiers, vraiment près de la population à une distance de marche, pour faire la collecte de certaines matières, particulièrement les “RDD”, les fameux résidus domestiques dangereux, qui sont nuisibles et qui doivent être traités de façon quand même sécuritaire.»

La Ville expérimentera donc la formule à l’occasion du «grand ménage du printemps». «C’est là qu’on va s’activer pour la première fois. Si ça fonctionne très bien on va répéter l’opération, peut-être, à l’automne.»

Les visites des camions-écocentres seront donc «ponctuelles». Leur fréquence sera ajustée en fonction de la participation des résidents. «On va commencer par une fois. C’est vraiment le test pour connaître la réponse [des citoyens]. Si c’est un succès, c’est certain qu’on va continuer, on va l’agrandir partout dans la ville.»

Le cœur de la cité sera d’abord ciblé. «On vise des quartiers denses comme Vanier, Montmorency, Limoilou, Saint-Jean-Baptiste, Saint-Roch, Saint-Sauveur, le Vieux-Québec… […] C’est vraiment pour aider les citoyens dans les milieux denses qui n’ont pas toujours l’occasion de pouvoir aller à l’écocentre.»

Les fonctionnaires municipaux identifient présentement les meilleurs emplacements pour stationner les écocentres mobiles, note Mme Verreault. «On veut vraiment trouver un endroit où on peut se placer au cœur d’un quartier.» À environ un kilomètre de la majorité des résidences. «Les citoyens vont pouvoir se rendre à pied souvent.»

Sur place, il sera possible de se débarrasser des piles, ampoules fluocompactes, produits d’entretien ménager, solvants, eau de javel, nettoyant à four et autres bouteilles arborant les logos avec un squelette, des flammes ou une explosion. Les petits appareils électroniques, électriques, seront aussi acceptés.

Pas de divans

Ce ne sera toutefois pas la place pour décharger les matelas, grosses télévisions et divans. Ni les résidus de construction. «On ne veut surtout pas se substituer aux écocentres dans le sens que ce n’est pas un endroit où les gens arrivent avec un trailer [une remorque]. Si les gens ont un trailer, ça veut qu’ils sont capables de se rendre à l’écocentre.»

Les écocentres mobiles permettront également de sensibiliser la population. Les employés municipaux ramasseront par exemple les pots de peinture, mais expliqueront aux citoyens que les quincailleries les récupèrent à longueur d’année. Et que les garages ramassent les vieux pneus.

«Je pense que ça va bien fonctionner parce qu’on se l’est fait souvent demander. Je pense qu’on va répondre à un besoin.»

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