Du beau temps, de la musique et des festivités dans l’ère post-pandémie : les ingrédients étaient tous réunis pour donner une bouffée d’air frais aux commerçants du Vieux-Lévis cette fin de semaine.
Du beau temps, de la musique et des festivités dans l’ère post-pandémie : les ingrédients étaient tous réunis pour donner une bouffée d’air frais aux commerçants du Vieux-Lévis cette fin de semaine.

Les commerçants du Vieux-Lévis sauvent les meubles [PHOTOS]

Émilie Pelletier
Émilie Pelletier
Le Soleil
Du beau temps, de la musique et des festivités dans l’ère post-pandémie : les ingrédients étaient tous réunis pour donner une bouffée d’air frais aux commerçants du Vieux-Lévis cette fin de semaine.

Signe que nos activités reprennent lentement mais sûrement, l’avenue Bégin s’est animée en musique et en acrobaties toute la fin de semaine. Au grand bonheur des commerçants de la rue du Vieux-Lévis.

L’artère commerciale de Lévis continue de se déconfiner, la Ville l’a d’ailleurs rendue piétonne jusqu’au 30 août, pour stimuler la relance dans le secteur. La vie reprend son cours tranquillement et ça fait du bien aux commerçants.

Ils ne s’en cachent pas, la pandémie a été difficile pour certains d’entre eux. «À louer», peut-on lire sur des affiches tapissant les vitrines de boutiques de l’avenue Bégin. De nombreux locaux sont vacants, mais ceux qui sont toujours occupés sont bien fréquentés.

Règle générale, les propriétaires de commerces sont satisfaits de leur été, jusqu’à présent.

Clientèle locale

Les touristes ne sont peut-être pas au rendez-vous, mais ils ont rapidement été remplacés par des gens du coin. Vrai que le Vieux-Lévis est moins dépendant du tourisme international que le Vieux-Québec, selon plusieurs.

Règle générale, les propriétaires de commerces sont satisfaits de leur été, jusqu’à présent.

Après deux mois de fermeture, Martin Patry, du restaurant L’Intimiste, a dû réduire ses journées d’ouverture. Les quatre soirs où il opère toutefois, sa salle à manger et sa terrasse se bondent, pointe-t-il.

«C’est vraiment une clientèle locale, mais le resto se remplit presque tous les soirs quand même», explique le propriétaire. Avant la COVID, il pouvait accueillir jusqu’à 130 clients en même temps, maintenant, il est restreint à 70. Heureusement, dit-il, la Ville a autorisé les restaurants à étirer leur terrasse jusque dans la rue.

«C’est vraiment une clientèle locale, mais le resto se remplit presque tous les soirs quand même», explique le propriétaire du restaurant L’Intimiste, Martin Patry.

Le Bistro 41 Saucisserie parvient aussi à tirer son épingle du jeu, malgré tout. Luce Malenfant est propriétaire du comptoir de mets préparés sur place depuis huit ans et selon elle, l’été 2020 n’est pas si différent des autres qu’elle a connus à la tête de son commerce.

«L’an passé, on a eu des touristes des cinq continents en même temps, ici. Cet été, les ‘’habitués’’ reviennent et ils remplacent les gens qui seraient venus de l’extérieur», précise Mme Malenfant, en pleine préparation de l’un de ses hot-dogs maison.

La Cache aux Trésarts, qui expose et vend des produits d’une cinquantaine d’artisans de la province, avait installé un petit kiosque en bordure de la rue, pour profiter des festivités du week-end.

La pandémie a joué en la faveur de la boutique, pense Manon, propriétaire en compagnie de son conjoint Martin. Ils vendent à une nouvelle clientèle, l’engouement pour l’achat local et la nouvelle tendance aux produits faits à la main y sont pour quelque chose, croit-elle.

«Faire bouger la Ville»

Le soleil chaud aux abords du fleuve avait bien fait de réunir les familles sur le quai Paquet.

Pendant ce temps, le soleil chaud aux abords du fleuve avait bien fait de réunir les familles sur le quai Paquet. La grande roue était temporairement fermée, mais les jeux d’eau et l’espace vert ne se démodent pas, surtout par une aussi belle météo que celle de dimanche. Et les commerçants des alentours n’en pâtissent pas, bien au contraire.

La microbrasserie Le Corsaire était pleine à craquer, tant à l’intérieur que sur la terrasse. Deux longues files s’étaient aussi formées devant le Chocolats Favoris et Chez Victor, les deux camions de rue stationnés sur le quai Paquet.

Les jeux d’eau ne se démodent pas, surtout par une aussi belle météo que celle de dimanche.

«Les commerçants sont mobilisés pour la relance économique», se réjouit de constater Steve Dorval, conseiller municipal du quartier Notre-Dame, à Lévis. Des festivités culturelles comme celles du dernier week-end sur l’avenue Bégin contribuent à attirer les gens dans les «vieux quartiers» de la ville, estime-t-il.

«On souhaite ramener de la vie dans tous les quartiers de la ville», lance M. Dorval, n’excluant pas que des événements semblables pourraient avoir lieu de nouveau dans les semaines à venir sur le territoire de Lévis.