Quelques dizaines de chauffeurs et propriétaires de taxis se sont rendus à l’aéroport international de Montréal, à Dorval, où ils ont sérieusement perturbé la circulation.

Les chauffeurs et propriétaires de taxis ne décolèrent pas

Les chauffeurs et propriétaires de taxis ne décolèrent pas. Réunis à Laval, lundi, quelques centaines d’entre eux provenant de plusieurs régions du Québec ont à nouveau crié à l’injustice, à la veille du début de l’étude détaillée du projet de loi 17 à l’Assemblée nationale.

Quelques dizaines d’entre eux se sont ensuite rendus à l’aéroport international de Montréal, à Dorval, où ils ont sérieusement perturbé la circulation. Le projet de loi sur le transport des personnes rémunérées ouvre la porte aux nouveaux joueurs que sont les Uber, Lyft et autres services de transport qui ne détiennent pas de permis de taxi.

Les membres de l’industrie du taxi réclament toujours la pleine compensation pour les pertes associées à l’effondrement de la valeur des permis de taxi, pertes qui s’élèvent à plusieurs dizaines de milliers de dollars en région et à quelques centaines de milliers de dollars dans les grands centres urbains.

«Le ministre des Transports [François Bonnardel] veut nous exproprier, a soutenu leur porte-parole, Hassan Kattoua, en entrevue avec La Presse canadienne. Sans gestion de l’offre, on ne sera pas capables de générer des revenus décents.»

Ils réclament également des conditions d’exercice équivalentes entre les chauffeurs de taxi traditionnels et ceux issus des nouveaux modèles, notamment sur les classes de permis de conduire, les assurances, les catégories de voiture, leur âge et ainsi de suite.

Pour conduire un taxi, un permis de classe 4C est obligatoire. Ce type de permis implique une vérification des antécédents judiciaires, un examen théorique, un examen médical et un examen de la vue. Pour les nouveaux joueurs, le permis de conduire de classe 5, celui que possèdent tous les conducteurs automobiles, sera suffisant.

La manifestation, «c’était spontané, ce n’était pas planifié. Pour le moment, c’est terminé, mais on va continuer les moyens de pression», promet-il.