Le président du syndicat Ghislain Dolbec observe les chauffeurs du RTC célébrer le renouvellement de leur convention collective après l'annonce des résultats du vote.

Les chauffeurs du RTC acceptent l'entente de principe à 87,6 %

Les chauffeurs d'autobus du Réseau de transport de la Capitale (RTC) ont accepté à 87,6 % l'entente de principe convenue avec l'employeur.
Exactement 502 membres du Syndicat des employés du transport public du Québec métropolitain (SEPQTM), affilié à la CSN, ont voté lors de deux assemblées tenues mardi soir et jeudi matin.
Le président Ghislain Dolbec a rapporté des gains «au-delà de ce qu'on voulait» dans le régime de retraite, des augmentations salariales totalisant 8 % sur cinq ans et le maintien de l'amplitude de travail, soit une disponibilité maximale de 12 heures par jour. Deux tables de travail sont également créées sur les déplacements des chauffeurs et sur les horaires de travail. La nouvelle convention collective viendra à expiration le 30 juin 2021. 
M. Dolbec a indiqué que les négociations ont débloqué après l'entente sur les services essentiels à maintenir en cas de conflit de travail. «Ça a mis de la pression sur l'employeur dans le sprint final», croit-il. «Ça a fait en sorte que l'employeur a voulu négocier, il nous a envoyé un signal clair», atteste le conseiller syndical Steeve Veilleux. 
Au terme de 30 heures de pourparlers en continu, les deux parties en sont venues à une entente vendredi. La grève était annoncée pour le lundi. 
«Les relations étaient bonnes et les relations sont encore bonnes», a insisté le leader syndical. Celui-ci ne craint pas d'exode de la clientèle. «Moi, je pense que le RTC ne perdra pas plus de clients, au point où on était rendus. Peut-être qu'être allés en services essentiels, j'imagine que ça a toujours des impacts. Ça devenait une inquiétude, mais la clientèle était quand même correcte avec les chauffeurs», a précisé M. Dolbec. 
Pour Mathieu Racine, chauffeur d'autobus depuis 2004 et responsable de la mobilisation durant cette négociation, les syndiqués du RTC ont fait la preuve qu'il est possible d'en arriver à un accord malgré les nouvelles contraintes de temps imposées par la loi 24. 
La partie patronale a quant à elle réagi par communiqué de presse. «Nous croyons que la nouvelle convention est avantageuse pour toutes les parties. Cette entente négociée est juste et équitable et respecte le cadre financier qui avait été donné au RTC. Le tout, bien sûr, dans le meilleur intérêt de nos clients et de l'ensemble des contribuables de l'agglomération de Québec. C'est gagnant-gagnant», a déclaré le président du RTC, Rémy Normand.