Les chauffeurs d'autobus veulent plus d’informations sur les cas de COVID-19 dans les écoles 

La Presse Canadienne
MONTRÉAL - Des conducteurs d’autobus et de berlines scolaires demandent à être informés s’ils ont transporté des élèves atteints de la COVID-19.

La Fédération des employées et employés de services publics (FEESP-CSN), qui représente 3500 de ces travailleurs, souligne que le gouvernement demande déjà aux écoles d’avertir tous les parents et membres du personnel quand une infection y est signalée.

Il n’est toutefois pas obligatoire d’aviser les fournisseurs des centres de services scolaires, comme les transporteurs, déplore-t-elle dans un communiqué transmis mercredi matin.

Les chauffeurs sont pourtant eux aussi exposés à des élèves pour une période prolongée, parfois à moins de deux mètres, et les plus jeunes ne sont pas tenus de se couvrir le visage avant la 5e année du primaire.

Sans compter que l’information serait facile à établir, plaide la fédération syndicale, grâce à un système informatisé qui permet de savoir dans quel circuit se trouve chaque élève.

Le président du secteur du transport scolaire de la FEESP-CSN, Stephen P. Gauley, relève que plusieurs conducteurs sont d’un âge avancé, ce qui les rend plus vulnérables face au nouveau coronavirus.

Selon les plus récentes données du ministère de l’Éducation, 817 cas de COVID-19 ont été recensés à travers le réseau scolaire depuis la rentrée. De ce nombre, 507 étaient toujours actifs en date de lundi après-midi.

Ces chiffres comprennent tant les élèves que les membres du personnel, répartis à travers les établissements préscolaires, primaires, et secondaires, de même que les centres de formation professionnelle et aux adultes.