Les jeunes de la génération Y, nés entre 1980 et 2000, n'ont pas de problèmes à entretenir des relations avec leurs collègues de travail parce que ça les rend heureux. Mais ce n'est pas la vision des baby-boomers.

Les boomers et les Y: des collègues bien différents...

Dans le monde du travail, les Canadiens de la génération Y ne voient pas les relations au travail du même oeil que leurs collègues baby-boomers. S'il y a quelques points communs, il y a de nombreuses différences.
Par exemple, contrairement à leurs aînés, une majorité de jeunes n'hésiteraient pas à sacrifier une amitié pour obtenir une promotion. C'est ce que révèle une étude publiée mardi par le réseau social pour professionnels LinkedIn, spécialisé dans les relations d'affaires.
Dans le volet canadien de cette étude internationale, LinkedIn veut présenter les points communs entre les deux générations et les divergences parce que ces éléments sont importants dans l'organisation du travail, souligne Réal Mahadeo, porte-parole de LinkedIn. 
Les dirigeants pourront comprendre les divergences de point de vue et faire en sorte que les deux générations puissent s'appuyer l'une sur l'autre dans l'organisation du travail au lieu d'être au coeur de tensions.
«Les résultats de l'enquête, exprime-t-il en entrevue, serviront aux dirigeants d'entreprises à comprendre comment se comporte la génération Y qui remplace petit à petit les baby-boomers dans le monde du travail. Par exemple, les jeunes de la génération Y n'ont pas de problèmes à entretenir des relations avec leurs collègues de travail parce que ça les rend heureux. Mais ce n'est pas la vision des baby-boomers
Pour M. Mahadeo, le fait que les gens de la génération des plus jeunes sont habitués à socialiser en personne ou au travers des réseaux sociaux change aussi leur manière d'aborder les relations de travail. Pour eux, fréquenter un collègue n'est pas tabou. Plus de 37 % des Canadiens l'ont fait, et les Québécois sont en tête avec 55 %, indique l'étude.
Amitié et salaire
Parmi les différences entre les deux groupes, on note que 68 % des Canadiens de la génération Y seraient prêts à renoncer à une amitié avec un collègue pour obtenir une promotion; et 53 % des Québécois feraient la même chose. Mais, 58 % des baby-boomers déclarent qu'ils n'y songeraient même pas.
Contrairement aux baby-boomers, un tiers des Québécois de la génération Y (30 %) sont prêts à parler de salaire avec les collègues, comparativement à seulement 20 % chez la génération des plus vieux.
Et encore, la majorité (50 %) des Québécois de la génération Y sont ouverts à offrir des conseils en matière de relations amoureuses à des collègues du bureau, comparativement à seulement 26 % pour les baby-boomers.
L'étude note aussi qu'au Québec, les employés valorisent fortement les impacts positifs des relations dans leur milieu de travail, puisque presque la moitié (43 %) des répondants indiquent que les amitiés avec les collègues les rendent plus heureux.
Plus d'un Québécois sur trois de la génération Y estime que socialiser en personne avec des collègues peut les aider à faire avancer leur carrière. Mais chez les baby-boomers, c'est moins de 4 % des 55-65 ans qui pensent la même chose. Les jeunes de la génération Y indiquent que les amitiés au bureau ont une influence positive sur leur bonheur, leur motivation et leur productivité.
Une comparaison à l'échelle mondiale dans quatorze pays sondés montre que les points de vue et les valeurs sur les relations de travail sont très variables d'un pays à l'autre.
Les résultats complets seront en ligne ce matin en anglais seulement à l'adresse blog.linkedin.com/2014/07/08/work-bffs/