Les organismes publics et les ministères sont sondés afin de connaître leurs processus d’archivage actuels dans le but de les améliorer.
Les organismes publics et les ministères sont sondés afin de connaître leurs processus d’archivage actuels dans le but de les améliorer.

Les archives de demain

Léa Martin
Léa Martin
Le Soleil
Avec le projet SOURCE en partenariat avec l’Université Laval, BanQ veut rendre l’accessibilité et la gestion de l’information numérique plus efficace dans le secteur public pour préparer les archives du futur.

«On veut définir de nouvelles méthodes de conservation de l’information, de triage, et choisir ce que l’on conserve de façon sécuritaire», indique la conservatrice et directrice générale des Archives Bibliothèque et des Archives nationales du Québec, Hélène Laverdure. Un cadre de référence qui s’adresse aux travailleurs du secteur public pour qu’ils aient une meilleure gestion de leur information. Pour se faire, des spécialistes de l’archivage, des communications et de la technique informatique travailleront en collaboration afin de rendre la plateforme efficace et simple d’utilisation.  

Le projet est encore au stade embryonnaire : les organismes publics et les ministères sont sondés afin de connaître leurs processus d’archivage actuels dans le but de les améliorer. «Il faut être capable de récupérer l’information numérique, parce que les documents d’aujourd’hui sont les archives de demain», ajoute Hélène Laverdure.

L’avènement massif du télétravail avec la pandémie a aussi poussé le groupe à réfléchir sur la sécurité des documents numériques. Le but n’est pas que de regrouper l’information et de bien la classer, mais aussi de la sécuriser et de la vérifier. «De nos jours, on doit davantage être proche de notre usager, de ses préoccupations. On doit accompagner la personne dans ses recherches plus que d’être un pourvoyeur de la source», explique la professeur titulaire en archivistique Université Laval, Martine Cardin, qui travaille sur le projet. «On veut quelque chose qui va être rapide, facile d’usage, accessible et exploitable». 

Un projet de transformation numérique de l’administration publique qui permettra à terme une plus grande accessibilité à l’information publique pour les citoyens. «Plus l’information va être organisée, plus elle va être accessible au grand public», indique Hélène Laverdure. Il est encore difficile de dire quelle forme prendra le projet alors que les instigateurs du projet en sont encore au stade de la recherche.