Plus de 3500 filles se sont rassemblées mercredi à la Base de plein air de Sainte-Foy pour l’activité de rassemblement organisée par Fillactive.

Les adolescentes plus actives

La mission de Fillactive, c’est de faire en sorte que chaque fille continue à faire du sport à l’adolescence, âge où plusieurs facteurs la forcent à arrêter. Pour y arriver, l’organisme crée une communauté engagée autour d’elles. Et depuis quelques années, c’est bien plus facile d’y arriver, l’écoute est beaucoup plus attentive qu’à leur début en 2007.

«Il y a beaucoup plus de sensibilité par rapport à la problématique, pour nous ça fait que les portes s’ouvrent plus facilement, quand on veut approcher des partenaires ou les écoles. On parle de notre mission et les gens écoutent. Avant, on avait un gros travail argumentaire à faire. Maintenant, ils sont au courant du problème, ils le savent et veulent nous aider», exprime la présidente et fondatrice de Fillactive, Claudine Labelle.

Mercredi, un gros rassemblement de l’organisme avait lieu à la Base de plein air Sainte-Foy, près de 3500 filles y ont participé. Elles ont bougé ensemble tout l’avant-midi.

«À Québec, il y a une dynamique spéciale... On est vraiment proches de nos profs et de nos filles! C’est là que Fillactive a fonctionné le plus au début. Avec le Vélirium au Mont-Sainte-Anne, ça nous a permis de nous établir davantage. On a un gros taux de participation ici», indique aussi la fondatrice.

Ce sont 23 écoles de la Capitale-Nationale et 19 écoles de Chaudière-Appalaches qui proposent un programme avec Fillactive. 

«L’écoute est là et elle facilite notre travail, toutefois il y a encore beaucoup de facteurs qui vont faire que les filles vont arrêter l’activité physique à la puberté... Les médias sociaux ou le corps qui change, par exemple. Et le corps, il va toujours changer», exprime Mme Labelle.

Offrir une alternative

La fondatrice note que si les filles ne font pas partie des équipes sportives de leur école secondaire, la majorité n’a pas d’autres options pour bouger. C’est pourquoi l’organisme s’installe dans les écoles, et propose une autre option.

«Quand on approche une école, il faut que la direction embarque, il faut que les profs embarquent. Il y a certaines choses dans une école qui font en sorte que la fille bouge moins... Les profs en éducation physique sont plus sensibilisés au fait que les filles et les gars ont des besoins différents, ils s’adaptent davantage. Être en mesure de s’adapter, c’est ça qui est important. On leur donne les outils pour qu’ils aient ce regard-là. C’est pas juste Fillactive, c’est tout le monde qui doit travailler ensemble. Et c’est comme ça qu’on va réussir à créer un changement.»

Fillactive reçoit de plus en plus de demandes d’écoles qui souhaitent intégrer le programme Fillactive, et la fondatrice s’en réjouit.

«On veut faire en sorte que la fille ait du plaisir, que ça soit une expérience mémorable qui va faire en sorte qu’elle s’y accroche toute sa vie. Il faut travailler avec son environnement, pour que tous les facteurs qui vont assurer son succès soient là», termine Mme Labelle.