Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Encore aujourd’hui, les répartiteurs du 911 doivent demander à l’appelant où il se trouve exactement. Et ne peuvent recevoir de photos et vidéos des événements, des suspects.
Encore aujourd’hui, les répartiteurs du 911 doivent demander à l’appelant où il se trouve exactement. Et ne peuvent recevoir de photos et vidéos des événements, des suspects.

Lentement vers un 911 adapté aux cellulaires à Québec

Baptiste Ricard-Châtelain
Baptiste Ricard-Châtelain
Le Soleil
Article réservé aux abonnés
La Ville de Québec lance, tranquillement, les travaux d’implantation du futur «911 de prochaine génération» qui sera compatible avec les cellulaires. Un service qui sera déployé d’ici environ trois, quatre ans… si tout va bien.

L’administration municipale vient de conclure un accord avec Bell Canada pour s’attaquer au chantier. Ce contrat préliminaire vise essentiellement à garantir le secret des démarches à venir.

Dans le document récemment rendu public, on apprend que le géant des télécommunications veut assurer la confidentialité de toutes les informations qu’il transmettra à la Ville concernant sa technologie. «L’entente vise à préserver la propriété intellectuelle du fournisseur.»

Il est toutefois trop tôt pour annoncer un échéancier pour l’arrivée du 911PG dans la capitale. Trop tôt donc pour savoir : quand la centrale d’urgence 911 de Québec pourra localiser correctement l’emplacement de la personne qui appelle avec un cellulaire; quand les citoyens pourront envoyer des textos, des photos et des vidéos aux répartiteurs.

«Étant en phase d’avant-projet, et débutant prochainement les discussions avec Bell, la Ville ne peut à ce stade-ci s’avancer sur un échéancier précis de mise en service», nous écrit David O’Brien, porte-parole. La Ville ne divulgue pas plus «les coûts potentiels des ajustements technologiques» qui seront nécessaires.

Malgré les récents ratés dans les communications d’urgence à Québec, M. O’Brien indique que l’implantation du nouveau système devrait se faire sans trop de heurts : «La Ville est bien positionnée pour offrir le service 911PG car nos équipements sont modernes et compatibles avec cette technologie. Des ajustements selon les normes du fournisseur téléphonique seront évidemment nécessaires.»

Pourquoi Bell?

Au fait, pourquoi la Ville de Québec a-t-elle choisi Bell Canada. Simplement parce que c’est déjà Bell qui fournit le service de télécommunications d’urgence à la Ville.

«La Ville de Québec opère un service d’urgence 9-1-1 depuis le milieu des années 1990», note-t-on dans un document officiel. 

C’est le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) qui a décidé, en 2017, que le numéro d’urgence devait (enfin) évoluer pour intégrer les technologies liées aux cellulaires, cela partout au Canada. Le changement doit être complété d'ici 2024. Encore aujourd’hui, les répartiteurs du 911 doivent demander à l’appelant où il se trouve exactement. Et ne peuvent recevoir de photos et vidéos des événements, des suspects.

+

911 ou 9-1-1?

Le savez-vous? Comment doit-on écrire 9-1-1, ou 911? Et les autres numéros de téléphone à trois chiffres comme le 311?

Pour les amateurs de rectitude, l’Office québécois de la langue française a produit deux fiches sur ce thème.

La première traite du numéro d’urgence le plus connu : 911. Résumons, le 9-1-1 peut s’écrire de deux façons, sans que le rédacteur commette de faute.

Attention! c’est une exception. Les autres triplés n’ont pas le droit de se séparer. Les 211, 311, 611 et autres 811 ne peuvent se parer de traits d’union.