Début décembre 2015, le gouvernement libéral de Justin Trudeau annonce une consultation auprès des familles et des proches des femmes autochtones disparues ou assassinées pour déterminer le mandat de la commission d'enquête promise en campagne électorale.

L'enquête fédérale sur les femmes autochtones pourrait ratisser large

Tout se met en place pour que la commission d'enquête fédérale sur les femmes autochtones se voit confier un mandat très large, qui engloberait les sévices commis envers elles par des policiers.
Les cas allégués de Val-d'Or, où des femmes autochtones ont affirmé avoir été victimes de sévices sexuels aux mains de policiers de la Sûreté du Québec, feraient donc partie des enjeux examinés par la future commission, qui en est à l'étape des préconsultations.
Au départ, Ottawa devait enquêter uniquement sur les nombreux cas de femmes autochtones disparues ou assassinées, une promesse faite par les libéraux de Justin Trudeau. On estime que 1200 femmes autochtones ont été assassinées ou portées disparues, au cours des 30 dernières années, au Canada.
La tournée de préconsultation du gouvernement fédéral à travers le pays, qui vise à prendre le pouls des victimes et de leurs proches ainsi qu'à mieux cerner leurs attentes, s'est arrêtée jeudi à Québec.
Après les nombreux témoignages entendus depuis environ un mois d'un bout à l'autre du Canada, la ministre fédérale des Affaires autochtones, Carolyn Bennett, a dit en être venue à la conclusion que le drame survenu à Val-d'Or n'était qu'un symptôme d'un problème beaucoup plus vaste, présent partout au pays, et que son gouvernement était déterminé à s'attaquer à la racine du mal.
Le type de relations entretenues entre les corps policiers et les femmes autochtones «est un problème systémique», qui dépasse de beaucoup le territoire de Val-d'Or, a commenté la ministre Bennett, en point de presse. Elle a pointé du doigt la formation déficiente des policiers sur ces questions.
«Nous voyons Val-d'Or comme un symptôme d'un problème beaucoup plus important, et nous voulons nous attaquer à la racine de ce très gros problème», a indiqué la ministre, qui doit terminer le processus de consultations d'ici la mi-février. Sa tournée se poursuit vendredi à Montréal.