Gilles Lehouillier
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Lehouillier s’attaque à la pénurie de main-d’oeuvre à Lévis

Patricia Cloutier
Patricia Cloutier
Le Soleil
Pour contrer la pénurie de main-d’oeuvre sur son territoire, Lévis Force 10 compte unir les forces de la région pour recruter des étudiants internationaux et participer à des missions de recrutement de travailleurs.

C’est ce qu’a annoncé l’équipe de Gilles Lehouillier jeudi. Si le maire sortant est réélu le 5 novembre, il souhaite créer un groupe de vigie et d’intervention sur la main-d’œuvre, avec des partenaires publics (écoles professionnelles, cégep Lévis-Lauzon, campus de Lévis de l’UQAR) de même que des entreprises privées.

M. Lehouillier ne sait pas s’il irait jusqu’à participer lui-même à des missions de recrutement à l’étranger, mais il compte assumer «un leadership» dans ce domaine. «Il y a comme un désarroi face à cette problématique-là de la main-d’œuvre», a-t-il soumis. Depuis un an ou deux, le maire sortant dit recevoir des appels d’entrepreneurs désemparés, qui manquent d’employés. 

Lors d’un prochain mandat, Lévis Force 10 débuterait par une grande consultation sur la pénurie de main-d’œuvre avant de rédiger une politique et un plan d’action en collaboration avec la Table régionale des élus municipaux de la Chaudière-Appalaches (TREMCA). 

Le maire sortant n’a pas pris d’engagement formel à ce chapitre, mais il a évoqué quelques idées qui pourraient être mises de l’avant. Par exemple, signer des partenariats avec des entreprises pour bonifier le service de transport en commun et ainsi mieux les desservir. 

Les entreprises de Lévis et de Chaudière-Appalaches profitent déjà des services de Québec international pour le recrutement et les missions à l’étranger. Mais l’organisme serait ouvert à une approche plus spécifique, selon les besoins de la Rive-Sud. «On a déjà des discussions avec la Ville de Lévis afin de voir si des initiatives plus sectorielles peuvent être mises de l’avant, car Chaudière-Appalaches offre une réalité différente de celle de Québec», indique Lyne Lagacé, vice-présidente chez Québec international. 

En conférence de presse, Gilles Lehouillier a également promis une grande consultation sur la vitesse dans les quartiers résidentiels, mais il n’est pas question pour lui de faire du mur à mur et de proposer une vitesse de 30 km/h partout. «On veut quelque chose sur mesure, à la carte, en fonction des besoins.»