Ce contenu vous est offert gratuitement, il ne vous reste plus de contenu à consulter.
Créez votre compte pour consulter 3 contenus gratuits supplémentaires par jour.
Les résidents des CHSLD et leurs travailleurs constitueront le premier groupe à recevoir le vaccin.
Les résidents des CHSLD et leurs travailleurs constitueront le premier groupe à recevoir le vaccin.

Le vaccin contre la COVID-19 bientôt au Bas-Saint-Laurent

Johanne Fournier
Johanne Fournier
Collaboration spéciale
Article réservé aux abonnés
MATANE – Le vaccin contre la COVID-19 arrivera avant la fin décembre au Bas-Saint-Laurent. C’est ce qu’a confirmé le directeur régional de la santé publique, le Dr Sylvain Leduc, lors d’un point de presse tenu mercredi.

Les résidents des CHSLD et leurs travailleurs constitueront le premier groupe à recevoir le vaccin. Par la suite, une vingtaine de sites répartis sur le territoire régional seront désignés pour la vaccination. Le Dr Leduc n’a pas voulu en dire davantage, laissant le soin au premier ministre François Legault de fournir les détails lors de son prochain point de presse.

Diminution des cas

De 27 éclosions que dénombrait le Bas-Saint-Laurent le 4 décembre, il y en a maintenant 18. Elles sont principalement recensées dans les milieux privés et de travail. En dépit de la hausse importante de cas au Québec et malgré le fait «que tous les signaux soient défavorables», le Bas-Saint-Laurent a amélioré considérablement sa situation épidémiologique. 

Ainsi, le nombre de cas a connu un recul au cours des dix derniers jours. Avec un ratio très élevé de cas au début du mois, le Bas-Saint-Laurent enregistre maintenant une moyenne quotidienne de 8 cas par 100 000 habitants. «Sans avoir retrouvé une situation confortable, elle est moins sensible», selon le Dr Leduc. «En ce moment, le virus se transmet moins ici que dans certaines régions et c’est tant mieux», a-t-il indiqué. 

Le Dr Sylvain Leduc a confirmé que le vaccin contre la COVID-19 arrivera avant la fin décembre au Bas-Saint-Laurent.

Hausse des hospitalisations

Si le nombre d’infections a diminué au Bas-Saint-Laurent, le nombre d’hospitalisations a, en revanche, fait un saut spectaculaire, ce qui n’est pas sans inquiéter le directeur régional de la santé publique. D’une seule hospitalisation enregistrée le 4 décembre, la région en comptait sept mardi. Le Dr Leduc se veut cependant rassurant auprès de la population : il y a suffisamment de lits dans la région pour les patients atteints de la COVID-19. Il a néanmoins tenu à préciser que les gens malades du coronavirus mobilisent beaucoup de personnel et forcent les hôpitaux à faire du délestage. À son avis, c’est la population qui en paie les frais. 

Il a aussi spécifié que, contrairement à ce que plusieurs personnes croient, les gens qui sont hospitalisés ne sont pas tous en fin de vie. «Il y a un éventail d’âges, soit de 50 à 90 ans», a-t-il détaillé. Selon lui, cette situation démontre que le virus peut toucher tout le monde. Le nombre de décès a aussi augmenté, passant de 21 qu’il était le 4 décembre à 24 mercredi.

Tout le Bas-Saint-Laurent en rouge

Même s’il sait qu’une partie de la population des MRC de Kamouraska, de Rivière-du-Loup, de Témiscouata et des Basques est déçue que le premier ministre Legault ait annoncé que leur territoire devra, dès jeudi, basculer de la zone orange au palier d’alerte rouge, le directeur régional de la santé publique salue cette décision. Selon lui, cette annonce aura pour conséquence de diminuer le nombre de rassemblements. À son avis, cette partie de la région deviendra moins attractive pour les gens des zones rouges qui étaient tentés de s’y rassembler, comme les débordements survenus en fin de semaine dans des bars de Rivière-du-Loup et du Kamouraska l’ont démontré.

Même s’il se dit compatissant à l’égard des commerçants, le passage de ces quatre MRC en zone rouge fera en sorte, espère-t-il, que le bilan demeure positif. «Le virus circule, même en zone orange, a-t-il tenu à rappeler. On fait ça pour la santé des gens, pas pour les punir. C’est un effort collectif.» Le médecin dit avoir hâte au 11 janvier afin de voir si la région pourra retourner en zone orange. Il spécifie toutefois que l’ultime décision reviendra au premier ministre.

Par ailleurs, le projet-pilote des tests de dépistage sous forme de gargarisme se poursuit au Bas-Saint-Laurent. «Il est tout aussi valide et moins désagréable que le coton-tige qu’on entre dans le nez jusqu’à la gorge», en a conclu Sylvain Leduc.