Le thermomètre a oublié de se réchauffer!

Vous l’aurez constaté en sortant de votre confinement pour respirer de l’air frais : le thermomètre a oublié de se réchauffer durant le mois d’avril! La faute à un «dôme d’air froid» de l’Arctique, il paraît.

Les données diffusées vendredi par les scientifiques d’Environnement et Changement climatique Canada le confirment. «Lorsqu’on regarde l’évolution quotidienne du mercure, on s’aperçoit qu’une période très froide s’est étirée du 14 au 25 avril», écrivent les météorologues Alexandre Parent et Simon Legault dans leur bilan mensuel. «Après un début d’avril relativement doux, cette douzaine de jours ponctuée par deux vagues de froid aura été marquante. Plusieurs records de froid furent d’ailleurs établis entre les 20 et 23 avril à travers plusieurs régions de la province.»

Mars en avril

Vous n’aviez pas tort de ressortir votre manteau d’hiver! «[Du 20 au 23 avril], un dôme d’air froid en provenance du Grand Nord canadien s’amène sur le centre et l’est de l’Amérique du Nord. Au Québec, ce sont des températures dignes de la mi-mars, établissant des records de froid pour l’ouest, le sud et le centre. La journée la plus froide fut celle du 22 avril où le mercure n’a pas dépassé 0 °C à Sherbrooke, Québec et au Saguenay.»

Pour couronner le tout : «Ce froid s’accompagne de chutes de neige significatives entre 5 et 20 cm pour certaines régions comme la réserve faunique des Laurentides, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie et la Côte-Nord.»

Afin de faire fondre cette neige et abreuver les plantes (!), Dame Nature a décidé de nous offrir une finale d’avril mélancolique : «Un système météorologique en provenance du Midwest apporte entre 20 et 40 mm de pluie sur l’ouest de la province et pour les régions au nord du fleuve Saint-Laurent.»

La chaleur, elle est où?

C’est beau faire des bilans, regarder vers l’arrière. Mais nous voulons savoir si le retour à la vie du Québec, après un confinement strict, sera accompagné de chaleur… Probablement que non. «Les différentes simulations s’entendent pour une première moitié de mai sous le signe de la fraîcheur. Il est fort probable que les premières journées annonciatrices de l’été soient plutôt pour la fin du mois de mai, sinon pour juin.»