Jeudi, les élèves de la classe de troisième année de M. Jonathan du collège Jésus-Marie ont participé à la Grande secousse. Au signal, tous les élèves, disciplinés, se sont jetés sous leur bureau, tel qu’on leur avait appris.

Le souvenir du grand tremblement de terre de 1988 pour sensibiliser les jeunes

Pour eux, 1988, c’est l’ancien temps. Pas loin d’être la préhistoire même. Jeudi, les élèves de la classe de troisième année de M. Jonathan ont néanmoins entendu parler du dernier grand tremblement de terre à avoir secoué le Québec.

C’était en novembre, le 25, à 18h46, se souviennent les plus vieux. Cette fois-là, l’échelle de Richter a grimpé jusqu’à 5,9.

Ce séisme a marqué les mémoires. Mais, il ne s’agit pas d’un événement isolé, fait remarquer Carolyne Larouche, directrice du Bureau de la sécurité civile de la Ville de Québec. La terre s’agite quelque 450 fois l’an en moyenne au Québec; des convulsions de faible intensité, toutefois.

Les autorités préfèrent néanmoins prévenir le coup, planifier dès maintenant le prochain sursaut d’envergure. «C’est un risque auquel on se prépare» , note Mme Larouche. «C’est un des pires scénarios sur lesquels on travaille.»

Jeudi, donc, nous étions dans la classe de M. Jonathan, du collègue Jésus-Marie. L’établissement scolaire et la Ville s’étaient associés pour participer à la Grande secousse, une activité internationale. Au signal, tous les élèves, disciplinés, se sont jetés sous leur bureau, tel qu’on leur avait appris.

En gros, ce qu’on voulait imprimer dans leur tête : si le sol tremblote, il faut «s’accroupir, s’abriter, s’accrocher» . Une fois le calme revenu, les enfants ont compté jusqu’à 60, le temps de laisser les débris tomber.

Les petits avaient bien mémorisé la leçon. Maintenant, l’équipe de la sécurité civile municipale espère qu’ils la réciteront à la maison. Car c’est beaucoup leurs parents que visaient les adultes présents. «On veut que les jeunes l’apprennent et puissent être un vecteur au niveau de la famille.»

C’est que la Ville de Québec — comme les gouvernements supérieurs — veut que ses habitants «passent à l’action», s’équipent dès maintenant pour être prêts en cas d’urgence.

«L’objectif c’est d’amener les citoyens à faire face à n’importe quel sinistre. Donc, on invite les citoyens […], dans un premier temps, à préparer une trousse pour être autonomes durant cinq jours. Également un plan d’urgence familial. Et le troisième, et non le moindre, c’est de s’abonner aux réseaux sociaux officiels de la Ville de Québec.»

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