L'agence a adopté ces mesures même si elle n'avait recensé aucun cas de COVID-19 par ses 10 établissements et six centres communautaires situés sur le territoire québécois.
L'agence a adopté ces mesures même si elle n'avait recensé aucun cas de COVID-19 par ses 10 établissements et six centres communautaires situés sur le territoire québécois.

Le Service correctionnel suspend les visites dans ses établissements au Québec

La Presse Canadienne
Le Service correctionnel du Canada (SCC) resserre la vis dans ses établissements et centres correctionnels communautaires au Québec à cause de la deuxième vague de COVID-19.

L’agence a annoncé samedi soir qu’elle suspendait «les visites à toutes ses unités opérationnelles situées dans la province, ainsi que les permissions de sortir et les placements à l’extérieur des établissements».

Elle dit avoir pris ses mesures à la suite de vastes consultations auprès des responsables de la santé publique et sera réévaluée chaque semaine.

«Cette décision constitue une mesure proactive et préventive compte tenu de la hausse des taux de transmission communautaire au cours des derniers jours», a expliqué dans un courriel Avely Serin, conseillère principale en communication au SCC.

Mme Serin a souligné que le Québec avait récemment demandé à ses citoyens de ne pas se déplacer de région en région «et les personnes qui visitent les délinquants arrivent de partout dans la province».

Si pour l’instant ces mesures ne touchent pas les établissements situés dans les autres provinces du pays, la situation pourrait évoluer, prévient-on.

«Nous surveillons étroitement la situation et sommes prêts à prendre des mesures additionnelles, au besoin», a ajouté Mme Serin.

Selon le SCC, les détenus pourront continuer de participer sur place aux programmes et activités qui favorisent leur réhabilitation. Les services de santé continueront d’être offerts et les permissions de sortir pour des raisons médicales et humanitaires se poursuivront, au besoin. Ils seront encouragés à demeurer en contact avec leurs familles et leurs proches par téléphone ou par vidéoconférence.

L’agence a adopté ces mesures même si elle n’avait recensé aucun cas de COVID-19 par ses 10 établissements et six centres communautaires situés sur le territoire québécois.

«Nous sommes conscients que ces mesures peuvent être difficiles pour les délinquants et leurs familles. Dans le cadre de toutes nos opérations, nous devons d’abord et avant tout assurer la santé et la sécurité de tous, tout en travaillant à offrir aux délinquants le soutien dont ils ont besoin», a déclaré la commissaire du SCC, Anne Kelly.