Le RTC déploie ses premiers midibus [VIDÉO]

Après un an d’essais et d’ajustements, le Réseau de transport de la Capitale commence le déploiement de ses premiers midibus. Le petit autobus hybride de 24 places assises roulera sur les circuits moins achalandés de la capitale.

À terme, 64 midibus parcourront les rues de Québec. Huit sont actuellement en service. Il faudra attendre 2020, soit un peu plus tard que prévu initialement, pour assister à un déploiement complet.

À la fin 2018, Le Soleil écrivait que l’autobus testé durant l’année passait plus de temps au garage que sur la route. Le président du RTC, le conseiller Rémy Normand, avait alors rétorqué que c’était tout à fait normal du fait qu’il s’agissait d’un autobus, identifié comme une tête de série, servant justement à faire les modifications exigées par l’acheteur. Un discours répété, mardi, lors de l’annonce faite par le Réseau de transport.

«Après 23 000 kilomètres parcourus, on a constaté quelques détails et modifications nécessaires. On en a fait part au fabricant qui a apporté les changements sur la chaîne de montage à ses frais», explique M. Normand, aujourd’hui entièrement satisfait du résultat.

Ajout de plinthes électriques

Parmi les modifications, il a fallu faire l’ajout de plinthes électriques pour mieux répondre aux rigueurs du climat québécois. Pour illustrer le fin détail des ajustements, M. Normand précise qu’il a même été jugé nécessaire de ralentir le mouvement de levée des strapontins (sièges levant).

Le véhicule hybride au diesel promet des économies de carburant de 10 % à 15 % de plus que les autobus hybrides standards. Le RTC ne pouvait toutefois pas chiffrer cette économie.

Le président a vanté les avantages du nouveau venu dans la famille RTC : confort accru grâce à une suspension indépendante, plus silencieux et installation de huit prises doubles USB pour la recharge d’appareils portables. 

Embarquer de bonne foi

Les usagers en fauteuil roulant et ceux avec une poussette devront entrer par la porte arrière de l’autobus. Seul problème, aucun valideur des titres de passage n’y est encore installé. «Nous sommes à choisir un autre système de valideurs en fonction des nouveaux types de paiement. Nous ne voulions pas en installer à l’arrière si nous sommes pour les changer d’ici un an», raconte M. Normand, insistant sur le fait que le RTC se fie à la bonne foi des passagers, dont la plupart achètent un abonnement mensuel.

D’autre part, on estime marginale la perte financière liée aux passages individuels qui ne seraient pas perçus sur les cartes rechargeables. Il faut noter que des inspecteurs pourraient, à tout moment, décider de faire des vérifications à bord des autobus auprès de cette clientèle. 

Selon le RTC, on ne devrait pas assister à l’Écolobus, prise 2. On se souvient que les huit minibus électriques acquis en 2008 ont connu de nombreux bris et ont nécessité de coûteuses réparations, notamment pour le remplacement des batteries. D’ailleurs, le minibus a eu plus que sa part de défis au cours du dernier hiver neigeux. Selon les dires de M. Normand, il a traversé avec brio la saison froide.

La première commande de minibus remonte à mars 2016, après un appel d’offres public. Le fabricant belge Van Hool, seul soumissionnaire, a remporté la mise. Le coût total de l’achat est de 64 millions $. Le RTC assume 15 % de la facture. Le reste est séparé en parts égales entre les gouvernements fédéral et provincial, par le biais notamment du Fonds fédéral de la taxe sur l’essence.